Saint Thomas, Soî7i. théoh, ii-ii q. xxxii, art
ménagé : le temps, l'argent, les instruments de travail, les matières utilisées. ^ Il peut y avoir des abus de confiance, des erreurs d'administration. Ces erreurs et ces abus ne sont que des exceptions et ne peuvent suffire à motiver une défiance générale.
Dans son programme de politique chrétienne, saint Thomas d'Aquin touche à la question de l'assistance.
Le soin des pauvres, dit-il, 2 appartient spécialement à Dieu, qui supplée au défaut de la nature à leur égard. Aussi la divine Providence se conduit-elle envers eux comme un père envers des enfants frappés d'impuissance, dont il prend un plus grand soin en proportion de leurs plus grands besoins. C'est pourquoi le Seigneur tient pour fait à lui-même tout ce qu'on aura fait aux pauvres. Conséquemment, les princes et les prélats, en leur qualité de lieutenants de Dieu sur la terre, et en cette autre qualité de pères du peuple, ont le devoir de s'occuper particulièrement de leurs sujets les moins favorisés de la fortune.
D'après le Docteur Angélique, les autorités
1. Tout cela fait contraste avec les défauts que le Père Belliot, O. F. M., dans son Manuel de sociologie catholique (3e éd.), pp. 487-88, attribue à l'Assistance des pouvoirs civils, et dont les principaux sont la "froideur ", le " gaspillage ", la " partialité ", la " maladresse ", 1' " exclusivisme ".