‹ Etudes et appréciationsChapitre 25 sur 173 · Ouv. cit., 1. I, ch · texte numérisé non relu

Ouv. cit., 1. I, ch

l'enseignement de s. t. d aquin 53

Tour à tour habitant de l'Italie, de l'Allemagne rhénane, de la Belgique et de la France, j saint Thomas connaît la supériorité des régions i tempérées. Ce sont celles qui lui paraissent les \ plus propres à favoriser chez les citoyens une bonne complexion, ^ les qualités du tempérament, 1 l'aptitude à la vie politique. ^

Notre théologien économiste demande que l'on

I se soucie tout spécialement d'assurer aux citadins

! du bon air, une eau pure, des aliments sains.

' " L'air que nous respirons tous les jours, dit-il, ^

i se répand jusqu'aux sources de la vie, en sorte

que sa pureté importe beaucoup à la santé. "

Aussi veut-il que les villes se dressent loin des

marécages, sur un sol élevé, ouvert aux vents qui

dissipent les miasmes, là où puisse s'établir un

excellent service d'eau, et près de terrains dont

les produits fournissent une bonne nourriture.

Il y a, ajoute-t-il, * un moyen de juger de la salubrité d'un pays : c'est lorsque les habitants ont une apparence de santé, lorsque leurs corps sont robustes et bien conformés, lorsque les enfants sont nombreux et pleins de vie, et lorsqu'il y a beaucoup de vieillards.

1. " L' instinct naturel des animaux les porte à passer dans les pays chauds en temps de froid et dans les pays froids en temps de chaleur, afin de trouver, par cette alternance de zones opposées, un pays tempéré " {Ihid. 1. ii, ch. 1).

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