‹ Etudes et appréciationsChapitre 26 sur 173 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

Si, au contraire, les habitants sont de chétive mine, si leurs membres sont, faibles et grêles, si les enfants sont en petit nombre et maladifs, si on n'y voit que très peu de personnes âgées, il n'y a point de doute que le pays ne soit malsain.

Saint Thomas n'est pas opposé, loin de là, à ce que certaines jouissances honnêtes agrémentent la vie de l'homme. Il estime que ces jouissances et ces agréments sont nécessaires. Et sa plume, d'ordinaire si sèche, se charge ici de couleurs.

Il convient, dit-il, ^ que sous le regard s'étende quelque plaine plantée d'arbres fruitiers, embellie par le voisinage des montagnes, rafraîchie par des ombrages, et coupée par des courants d'eau vive. Mais comme une vie trop commode amollit les mœurs et peut créer un danger pour les citoyens, il ne faut user de ces avantages qu'avec modération.

Personne ne sera étonné que ce docteur, aux vues si justes et au jugement si pondéré, assigne à l'agriculture un rôle de premier ordre, et qu'il en fasse la base de la prospérité nationale.

Il y a, écrit-il, 2 deux manières d'alimenter une ville : la première, qui consiste à tirer du sol tout ce qui est nécessaire à la vie humaine, la seconde, qui est de transporter des différentes contrées, par le commerce, ce dont on a besoin. On se convaincra facile-

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