‹ Etudes et appréciationsChapitre 6 sur 173 · Documentation catholique, t. m, pp · texte numérisé non relu

Documentation catholique, t. m, pp

Il faut, certes, que Fétat social du monde se présente au Pape sous des couleurs bien sombres, et qu'il cause à Sa Sainteté de bien cruelles appréhensions, pour que l'Eglise, si ferme dans son droit revendiqué depuis cinquante ans, juge opportun, non d'abdiquer ce droit, mais d'en tempérer ou d'en suspendre certaines conséquences pratiques.

Benoît XV veut aller jusqu'aux extrêmes limites des concessions possibles, il veut tout faire, ne rien négliger, pour sauver le monde en péril.

Dominé par sa pensée maîtresse de réconcilier les peuples et de les grouper sous la haute direction du Vicaire de Jésus-Christ, le Pape rappelle ce que fut jadis la chrétienté créée par l'Eglise, établie " sous la conduite et les auspices de l'Eglise ; " et il demande qu'une chrétienté nouvelle se forme, sur les bases de la loi du Christ, avec le concours de l'Eglise.

Une fois Tordre rétabli selon la justice et la charité, il est bien à souhaiter, dit-il, ^ que tous les Etats, écartant de part et d'autre tout soupçon, se réunissent en une association, ou plutôt en une sorte de famille apte aussi bien à conserver la liberté de chacun qu'à protéger l'ordre de la société humaine.

Les raisons alléguées par le Saint-Père sont la nécessité de supprimer le militarisme, celle de

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