Docum. cathol. (24 mai
LE BOLCHÉVISME 171
• Quels qu'aient été les torts de certains gouvernements envers la religion établie, Tunion du pouvoir civil et du pouvoir religieux entre dans le plan de la restauration sociale. Et, dans les pays mixtes où les circonstances s'opposent à ce que l'Eglise catholique tienne le rang qui lui appartient, il faut du moins désirer, et il est essentiel que l'Etat, ses institutions, sa législation, s'établissent sur des bases franchement chrétiennes.
L'athéisme officiel, négateur de la souveraineté sociale de Dieu, est un crime digne des pires châtiments. Malheur aux peuples coupables sur lesquels s'abat la main de Dieu ! Dans votre colère, Seigneur, vous foulez aux pieds la terre ; dans votre fureur, vous épouvantez les nations. (Habac. m, 12).
L'enseignement de l'Eglise est aussi clair que rationel.
Les chefs d'Etat, dit Léon XIII, ^ doivent tenir pour saint le nom de Dieu et mettre au nombre de leurs principaux devoirs de favoriser la religion, de l'entourer de leur bienveillance, de la couvrir de l'autorité tutélaire des lois, et de ne rien statuer ou décider qui soit contraire à ses intérêts.
Combien y a-t-il d'hommes politiques qui se font une juste idée de ce que l'Etat peut et doit entreprendre, et des limites où son action expire ? Sans ces notions, cependant, de pernicieuses