Encycl. In pluri?nis, 5 mai
l'impérialisme 185
ces derniers. Des razzias d'hommes, semblables à d'immenses coups de filet, couronnaient l'effort sanglant des puissances victorieuses. Aussi le nombre des victimes atteignait-il partout un chiffre fabuleux. L'histoire nous apprend que Sémiramis, dans la construction et l'embellissement de la ville de Bab^done, employa plus de deux millions d'esclaves. A Sparte, à Athènes, à Rome, la multitude toujours croissante de ces malheureux dépassait jusqu'à quinze fois celle des hommes libres. ^
On conçoit sans peine comment des sociétés si mal équihbrées étaient ouvertes aux plus graves dissensions intestines, et avec quel douloureux réalisme se posait chez elles le problèmme social, i Traités comme des bêtes de somme, les ilotes de ■ Grèce tentèrent à plusieurs reprises de se soulever. De même, plusieurs guerres d'esclaves ensanglantèrent le sol de la république romaine. ^
Trois de ces guerres, surtout, méritent d'être rappelées.
La première eut lieu en Sicile, vers le milieu du deuxième siècle avant notre ère. Exaspérés par le despotisme avide et cruel des patriciens, les esclaves avaient résolu de secouer ce joug de fer. Ils se rallièrent sous les ordres d'un chef