‹ Etudes et appréciationsChapitre 92 sur 173 · Lettre Prœclara gratulationis, 20 juin · texte numérisé non relu

Lettre Prœclara gratulationis, 20 juin

réclamait naguère le désarmement réciproque et simultané des nations. ^ ''Le désarmement, reprenait peu de temps après son Secrétaire d'Etat, le Cardinal Gasparri,^ est voulu par tous sans exception, comme l'unique moyen d'éloigner le péril de la guerre, de remédier aux difficultés financières des Etats, d'empêcher les convulsions sociales qui sans cela sont trop malheureusement à prévoir. " Et comment arriver à ce désarmement ? '' En supprimant d'un commun accord entre nations civilisées le service militaire obligatoire pour le remplacer par le service volontaire. " " h'd conscription, ajoute Son Eminence, a été depuis plus d'un siècle la vraie cause d'une multitude de maux qui ont affligé la société. "

Voilà ce que pense l'Eglise de cette fièvre militaire qui dévore la jeunesse, et que le fléau de l'impérialisme, jaloux d'accroître ou de conserver ses conquêtes, sème parmi les nations.

On aura remarqué que, d'après l'illustre interprète des sentiments de Benoît XV, le militarisme, organisé le plus fréquemment sous la poussée d'ambitions malsaines, d'idées impérialisantes, mène aux " convulsions sociales. "

Le peuple se lasse d'être exploité, pour la vaine gloire des uns, et l'enrichissement des autres, dans ses biens, dans son travail, dans la chair et le sang

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