Les Quatre Vents : Le Spectre, etc
Ces prérogatives de la mort, qui révoltaient cet esprit altéré — en vers — d'égalité humanitaire, on les lui a octroyées. Pour lui faire place, Paris a exilé sa sainte, sa Jeanne d'Arc, sa libératrice et protectrice. On a banni d'une église le Dieu de la croix, auquel le poète eut parfois l'imbécile outrecuidance de se comparer. Puisque, d'après une de ces vues philosophiques, — non pas la plus dévergondée, — les « gisants » vivent, pensent et parlent, nous pourrions lui demander, comme Musset à Voltaire : « Dors-tu content », là, dans
Le haut temple où Voltaire et Jean-Jacques dormirent ? (')
On jette à l'heure qu'il est sur le sanctuaire de sainte Geneviève des peintures qui eussent fait pleurer l'humble vierge ; mais au-dessus de ces apothéoses de carrefours, au-dessus de cette tombe, dont Dieu sait le mystère, se dresse encore — pour parler comme Hugo vivant — « la croix de l'humble Dieu Jésus ». En 1877, ce vieillard de soixante-quinze ans proscrivait, en rimes délirantes, de ses funérailles, le prêtre et le crucifix (a); et malgré lui, l'image de Celui qui viendra juger les vivants et les morts domine de très haut son cercueil. Les chrétiens qui estiment son génie ont-ils le droit de voir pour lui en ce signe vainqueur un signe d'espoir ?... Puisse-t-il encore en toute vérité dire ce qu'il avait la hardiesse d'écrire, il y a presque cinquante ans, tout en insultant l'Eglise, ses dogmes, son culte, ses prêtres :
... Mon esprit...
Voit le jour par les trous des mains de Jésus-Christ (3) !