I. — LE CŒUR DE VICTOR HUGO
Ce géant qui tonne et qui fulmine est bon... Un cœur rempli de charité.
(P. Stapfer, Conchtsion, p. 320 et 321.)
NOUS ne voulons point entrer dans la vie intime de V. Hugo, et nous n'avons aucun goût à continuer les recherches patientes, fructueuses, instructives, désolantes, de M. Edmond Biré. Pour établir en quoi, comment, jusqu'à quel point V. Hugo fut bon et charitable, la meilleure preuve serait pourtant de produire, pièces en main, ses actes de bonté, de libéralisme et de charité, et — disons le mot — la liste des aumônes de ce Rothschild du Parnasse. On l'a bien fait pour l'ennemi personnel de tous les romantiques, pour Nicolas Boileau-Despréaux, cette « perruque » qui fit une si belle part de sa fortune aux « pauvres honteux des six petites paroisses de la Cité »; lesquels ledit Boileau constitua, après ses proches et domestiques, ses légataires universels ('). » Il serait utile, glorieux pour le maître, que ses adorateurs nous apprissent comment il mit en pratique son beau vers :
Je donne à l'enfant pauvre un morceau de mon pain ;
plus utile que de nous révéler des faits de cette importance : le grand homme, le géant, le colosse, V. Hugo, avait jadis chez lui, dans un salon d'attente, « un buste de nègre (2) », et tout récemment encore, à sa table, « un rouleau de serviette (3) ». Ceux qui l'ont connu et