Ch. Monselet, Petits mémoires littér., p
approché dans son salon transformé en sanctuaire, ou en salle du trône, les témoins de sa « vieillesse majestueuse et féconde (J) », ceux qui entendent toujours, « dans leur mémoire, l'accent profond de sa voix au timbre très pur (2) », pourraient nous citer ses paroles de miséricorde et de tendresse à l'égard des ennemis, des adversaires, des critiques, voire des éditeurs. Quand on publiera ces souvenirs d'outre-tombe, on les intitulera Choses vécues ; et, grâce aux lointains échos des •heures d'épanchement, il nous sera sans doute permis de lire plus à fond cette charité indulgente
Dans ces recoins du cœur, du monde inaperçus, Que peut seule éclairer votre lampe, ô Jésus ('J.
En attendant, nous avons des affirmations explicites, réitérées, entraînantes, touchant la i bonté affectueuse (4) » de celui qui, pour les initiés, avait nom tantôt le Maître, tantôt « le père (5) », ou même, comme Louis XII (un roi !), i le père du peuple (6) ». Le Jer juin 1885, après quinze discours prononcés en l'honneur de Victor Hugo, un étudiant, parlant à son tour? et le dernier, au nom de la jeunesse française, déposa simplement sur le cercueil du glorieux mort une couronne de fleurs, avec l'antique formule que les Romains associaient au nom de Jupiter : A Victor Hugo, très grand et très bon (7) » ; tous les tenants du « très grand » Hugo l'estiment aussi « très bon » comme Jupiter ; et