Les Paraboles de Dom Guy
Donc le Pape est un monstre ; les moines, amis et soldats de ce roi, sont des légions de monstres ; cela va de soi ; ce sont :
Des monstres en haillons, pareils aux animaux Impurs (').
Ce sont de « vils mâcheurs de patenôtres (2) » ; ce sont d'horribles gueux sans entrailles, des fous sans cervelle, ne songeant qu'à torturer les hérétiques ou à jeter quelqu'un de leurs frères
Au fond de Yin-pace de ses propres ordures (3) ;
fainéants et « engraissés de paresse, comme des porcs gras » (n'est-ce pas exquis?) ; sauf quand il s'agit d'aller voir cuire ou pendre un mécréant. Alors, ils retroussent « le froc qui leur bat sur les talons », chantent Amen et Alléluia ! en attisant le bûcher ; puis, au retour, ils s'empiffrent de viande et de vin. Oyez plutôt :
Et tout le long de cette énorme goinfrerie, Cent moines très joyeux à la trogne fleurie, Entonnant les bons jus de Touraine, plongeant Les dix doigts dans la viande écharpée, aspergeant De sauces et de vin leurs faces et leurs ventres (4)...
Ah ! qu'en termes galants !...
Dans le moyen-âge, qui fut le règne de JÉSUS- CURIST sur les peuples baptisés, par les papes, par les moines et les rois, l'aimable auteur des choses qu'on
i. Il y pat ie.