‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 118 sur 140 · Les Paraboles de Dom Guy · texte numérisé non relu

Les Paraboles de Dom Guy

Donc le Pape est un monstre ; les moines, amis et soldats de ce roi, sont des légions de monstres ; cela va de soi ; ce sont :

Des monstres en haillons, pareils aux animaux Impurs (').

Ce sont de « vils mâcheurs de patenôtres (2) » ; ce sont d'horribles gueux sans entrailles, des fous sans cervelle, ne songeant qu'à torturer les hérétiques ou à jeter quelqu'un de leurs frères

Au fond de Yin-pace de ses propres ordures (3) ;

fainéants et « engraissés de paresse, comme des porcs gras » (n'est-ce pas exquis?) ; sauf quand il s'agit d'aller voir cuire ou pendre un mécréant. Alors, ils retroussent « le froc qui leur bat sur les talons », chantent Amen et Alléluia ! en attisant le bûcher ; puis, au retour, ils s'empiffrent de viande et de vin. Oyez plutôt :

Et tout le long de cette énorme goinfrerie, Cent moines très joyeux à la trogne fleurie, Entonnant les bons jus de Touraine, plongeant Les dix doigts dans la viande écharpée, aspergeant De sauces et de vin leurs faces et leurs ventres (4)...

Ah ! qu'en termes galants !...

Dans le moyen-âge, qui fut le règne de JÉSUS- CURIST sur les peuples baptisés, par les papes, par les moines et les rois, l'aimable auteur des choses qu'on

i. Il y pat ie.

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