Les Paraboles de Dom Guy
vient de lire n'a découvert que des « brutes », des infamies, du sang, des spectacles à faire dresser les cheveux sur la tête ; et, comme dit M. Anatole France, « il ne voit dans le moyen-âge que les famines, l'ignorance, le vice et les bûchers ('). » Sur quoi, M. France prend le soin de contredire cette haineuse poésie, au nom de l'histoire. Je ne sache pas que M. France ait jamais mieux pensé ni mieux dit qu'en cette page où il venge les grands siècles de la chevalerie, de l'honneur, des croisades et des Gestes de Dieu par les Francs.
Veut-on un simple échantillon de ce que dit et pense le chantre de Kaïn ? Voici le début du morceau qu'il intitule Siècles hideux :
Hideux siècles de foi, de lèpre et de famine, Que le reflet sanglant des bûchers illumine, Siècles de désespoir, de peste et de haut mal...
Et cela continue sur ce ton à travers de longs poèmes, tels que : les deux Glaives, V Agonie d'un saint, Un acte de charité, les Paraboles de Dont Guy, Hieronymus, le Lévrier de Magnus, etc. Lorsque nos aïeux du moyen-âge taillaient, creusaient, découpaient, fleurissaient leurs poèmes de pierre qui sont nos cathédrales gothiques, chaque coup de marteau et de ciseau était un chant, un acte de foi, une prière. Quand Leconte de Lisle ahane à versifier, chacun de ses efforts est un frémissement d'impiété rageuse. J'aime mieux les artistes du granit fleuri de nos cathédrales, leur inspiration, leurs œuvres.
L'auteur des Poèmes barbares n'a découvert au