Les Quatre Vents, Liv, sat., XXXII
Le Pape Mastaï fusille ses ouailles ;
Il pose là l'hostie et commande le feu (*).
En 1853, celui qui, dans Hernani, avait appelé le Pape et l'empereur de ce nom énorme et presque grand : « ces deux moitiés de Dieu, » traite le Pape Pie IX comme il traite l'empereur Napoléon III ; et un jour qu'il s'imagine être en veine d'esprit, il siffle cette chanson idiote, où DlEU est représenté jouant aux cartes avec le diable, à qui gagnera « Bonaparte » ou « Mastaï ». — Pater, ignosce illis (2)...
Une charité toute pareille s'étend aux évêques de France. Hugo ne se souvient pas que Mgr Affre a prêché, sur la barricade, l'olivier à la main, d'exemple et par son sang, la fraternité pour laquelle Hugo répandit, sans péril, tant de rimes neuves. Qu'importe ? tous les évêques sont des brigands ; sauf peut-être l'évêque Myriel (Mgr Miollis de Digne), que l'auteur des Misérables ose représenter à genoux devant un conventionnel et demandant la bénédiction de ce régicide. Mais le successeur de Mgr Affre, qui précisément, en 1852 écrivait ses mandements sur la charité, et qui fut constamment l'ami des pauvres, qu'est-il aux yeux bienveillants du poète ? Un voleur, un « vieux prêtre infâme », un monstre, un « Sibour-Iscariote, revendant le DlEU que Judas a vendu » ; et encore : € La honte s'appelle Sibour ! »
Le nom du vénérable et savant cardinal Gousset