Art d 'être grand-père, p
jaune est la couleur du Jésuite, juste comme celle du Dominicain est le noir :
Citoyens, voyez-vous ce Jésuite aux yeux jaunes ? (')
Voyez-vous
Le Jésuite au front jaune, à l'œil féroce et bas,
Disant son chapelet dont les grains sont des balles ? (2)
Des balles ! Ce n'est pas à la main des Jésuites qu'il faudrait les chercher, mais bien dans la poitrine des Jésuites, des prêtres et de l'archevêque de Paris, où les « hautes natures » de la Commune les firent pleuvoir. Au surplus, selon le poète, le Jésuite mérite tout cela, car « Loyola (est) dur au peuple (3) » ; et cependant les fils de Loyola s'en allaient à Cayenne consoler le « forçat pensif» et mourir sous un ciel de feu, au temps où V. Hugo pleurait, en songeant à Cayenne, sur les dunes fraîches et vertes de Rozel-Bay.
Enfin le Jésuite est digne de toute peine, car il est cause de tout mal ; c'est le Jésuite qui a lapidé V. Hugo à Bruxelles ; c'est « l'araignée Ignace et le vautour Bismarck » qui ont fait la guerre de 1870 (4) ; c'est le Jésuite qui répand toute ignorance et toute nuit :
Le crépuscule filtre aux poutres du plafond Par les toiles qu'Ignace et Machiavel font (5) ;
c'est surtout dans leurs collèges (le poète nomme Montrouge et Saint-Acheul) que les Jésuites créent l'ombre,