V Ait d'être grand-père, la Cicatrice
Je l'ai dit, je le répète, il y a, parmi ces fouillis, des clairières lumineuses, des rayons dorés, à travers lesquels les enfants apparaissent ce qu'ils sont :
Ils sont dans nos logis lugubres le retour Des roses, du printemps, de la vie et du jour... Leur rire nous attire une larme aux paupières (').
On trouve des histoires, ou des légendes, ou des élégies ravissantes, comme celles de l'enfant du sergent de ville, du petit « disparu », et le récit de Petit Paul, qui est navrant, mais long, mais excessif comme toute œuvre de V. Hugo. On rencontre aussi des tirades et des dialogues où les enfants jasent à peu près comme ils font entre eux, lorsqu'ils sont très intelligents, très précoces, très encouragés par le regard admirateur d'un grand-papa ; le drame en huit vers : Ce que dit le public, vaut, à mon gré, plusieurs drames de ce théâtre de V. Hugo, « théâtre si faux, si en dehors de la vérité, si puéril même la plupart du temps (2). » — La puérilité solennelle est un des caractères de Hugo poète ; elle miroite jusque dans ces hymnes et épopées du berceau ; vous voyez là des idées mièvres jusqu'au ridicule à force de jouer au naturel. Une enfant vient de mourir ; en entrant au Ciel, sa première occupation est de demander tout bas aux anges :
Est-ce qu'il est permis de cueillir des étoiles ? (Contempl '., Claire P.)
Risum teneatis !
V. Hugo dit quelque part (3) qu'un « petit enfant le rend tout à fait stupide » ; je le crois.