‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 45 sur 140 · L'Art, etc., p · texte numérisé non relu

L'Art, etc., p

ce doux petit être

Plus brave qu'un soldat et plus pensif qu'un prêtre (') ?

Cet adorateur sénile des « marmots divins » ne les forme qu'à exécrer le prêtre et à le fuir ; il leur bégaie et chevrote ses vieilles et ignobles rengaines contre la divine vertu de virginité, ou contre la divine Mère de l'Enfant-DlEU ; de ces âmes « ivres du Paradis », Hugo s'escrime à faire des ennemis de l'Église, en même temps que des modèles de l'école laïque. J'ai lu chez M. Ch. Monselet que Pigault-Lebrun, à quatre-vingts ans, bâtissait des paysages dans une grande caisse, pour amuser son petit-fils, Emile Augier : jeu fort innocent et légitime de vieillard et de grand-père. Si V. Hugo s'était borné à bâtir des paysages dans des caisses, il n'eût point souillé la poésie de l'enfance, comme il a profané celle de la nature. <L L'adorable hasard d'être aïeul », dit-il, lui a fait à la tête « une douce fêlure » ; fêlure, soit ; douce, je 'ne sais ; mais, certes, bien large et dégouttante de venin.

Le dimanche, 27 février 1881, des enfants, groupés autour d'une bannière bleue et rose et portant des fleurs, vinrent, sous la conduite de leurs mères, fêter l'homme qui avait écrit L'Art d'être grand-père. Ce fut touchant ; il y eut des larmes. M. Alfred Barbou conte la chose, l'admire, et estime que « nul mieux que V. Hugo n'a mis en pratique la maxime du CHRIST : Laissez venir à moi les petits enfants (2). » M. Barbou

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