IL — LA PHILOSOPHIE DE V. HUGO
Les philosophes de profession... comptent avec le penseur V. Hugo, et ils admirent ses formules. (E. Dupuy, p. 248.)
MONSIEUR E. DUPUY a-t-il écrit ou relu sa phrase sans sourire ? Je ne sais ; pareilles phrases ne peuvent être écrites ou lues de sang-froid. Quant aux philosophes de profession qui s'attarderaient à admirer les formules de métaphysique, de théodicée, de morale (j'omets à dessein la logique), chez V. Hugo, je leur souhaite prompt et heureux voyage aux côtes d'Anticyre ; s'ils persistaient, au retour, dans leur admiration, je dirais avec V. Hugo lui-même :
Où sont les Charenton, France, où sont les Bicêtre ? (')
Quel philosophe de profession signerait, dans un moment lucide, des formules comme celles-ci, glanées au hasard, de çà et de là, au travers des œuvres de ce... « penseur ? »
Le génie, c'est la vertu. {Littérature et philosophie mêlées.) Dieu est... l'aïeul de l'infini. {Quatre Vents, t. Ier.) L'homme est... la sainte fausse clef du fatal gouffre bleu.
(ire Légende, Plein ciel.) Le grand ciel étoile, c'est le crachat de Dieu. {L'Ane.) Un pourceau secouru vaut un monde opprimé. {Zim-Zizimi.) Bénir le ciel est bien ; bénir l'enfer est mieux. {Le Pape.)
Je ne veux point calomnier M. Dupuy, au point de laisser croire qu'il a, lui seul, découvert le philosophe dans les profondeurs de « l'homme-océan. » Il partage