Contemplations, ibid
a € volé » le sien ; mais il calomnie Adam et Prométhée. V. Hugo croit-il en JÉSUS-CHRIST Dieu et Sauveur? En maint endroit, il appelle JÉSUS-Christ Dieu, « le Dieu pensif et pâle du Golgotha (') ; » jamais pur littérateur n'a autant que Hugo parlé de l'Homme- DlEU, de ses enseignements, de ses souffrances, de sa croix surtout ; mais depuis les Contemplations jusqu'à la fin, c'est-à-dire pendant cinquante ans, il n'a cessé d'accoler à ce nom divin les noms les plus ignobles, comme Alexandre Sévère dressait une statue au CHRIST en son pandémonium. Avec ce souverain mépris des convenances, dont il ne s'est jamais départi, Hugo a l'impudeur de saluer à la fois de ses hommages
Fulton, Garibaldi, Byron, John Brown et Watt, Et toi Socrate, et toi JÉSUS, et toi Voltaire. (2)
Peut-on aller plus loin dans le blasphème, dans l'imbécillité, dans la démence d'orgueil ? Car pourquoi cet homme s'occupe-t-il de JÉSUS-Christ ? Uniquement pour comparer sa propre vie, son exil, et les rires dont il est le but, aux adorables abaissements du Calvaire ; à Jersey, il se croit élevé sur un « calvaire, pour être vu de loin par ses ennemis ». — « Remettons, dit-il, notre lèvre à l'éponge de fiel (3) ». — Et il s'imagine avoir découvert l'Évangile qu'il définit, sans savoir ce qu'il dit, « une histoire ajoutée à Dieu (4) » ; et il parle de sa découverte dans les termes d'un Joseph Prud'homme convaincu d'avoir inventé l'Amérique. Inutile de citer par le menu ses allusions sacrilèges ; et je ne