‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 53 sur 140 · Cf. Disc, de M. Al. Dumas, 2e P · texte numérisé non relu

Cf. Disc, de M. Al. Dumas, 2e P

bêtes, depuis « l'araignée immonde » jusqu'à l'éléphant, depuis le « moucheron mort sur lequel Pascal est accoudé », jusqu'aux monstres que les enfants de quatre et de quatre-vingts ans vont voir dans le jardin créé par M. de Buffon, ce poète « penseur » en arrive, devant la cage des quadrumanes, à se poser l'intéressant problème : Le singe n'est-il pas « notre père (') » ? Et l'Ane, c'est-à-dire le poète « penseur », l'affirme équivalemment, puisque, dit-il,

Le singe reparaît sous l'homme palimpseste. (2)

Avouons, pour être juste, que sur ce point Hugo, contrairement à ses habitudes, n'est qu'à demi affirmatif ; il flotte, il hésite, en un mot, il est... « béant et rêveur ». — Oyez :

Quand un grave Anglais, correct, bien mis, beau linge,

Me dit : DIEU t'a fait homme, et moi je te fais singe ; Rends-toi digne à présent d'une telle faveur ! Cette promotion me rend un peu rêveur.

(3e Légende, France et âme.)

40 Le manichéisme. Je ne suis pas éloigné de croire que Victor Hugo a réellement étudié la doctrine du médecin de Sapor Ier. La preuve en est dans une de ses méditations au Jardin des Plantes : Pourquoi le laid et le beau même chez les bêtes ?

Selon l'Inde et les Manichéens,

Dieu, doublé du démon, expliquerait l'énigme, Le paradis ayant l'enfer pour borborygme. (3)

O profondeur ! ô niaiserie ! ô style ! — Sur ces

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