Ibid
débattue et finalement pardonnée par une Euménide attendrie (')». Cette bonne Euménide est le «clément» et « serein » et optimiste V. Hugo.
On trouverait chez le « penseur » successif, 8° le
fatalisme turc ; 9° un peu de brahmanisme de l'Inde ;
10° passablement de X épicnréisme versifié par Lucrèce :
Que te font, ô Très-Haut, les hommes insensés ? (2)
ii° le stoïcisme hautain des héritiers de Zenon ; Hugo préfère à la servitude « le pain dur, le pain sec, le pain bis, le pain noir de la liberté (3) » ; et presque tous ses héros taillés sur son patron sont doués de cœurs marmoréens.
Ce penseur a tout pensé, tout accepté, tout enseigné, sauf bien entendu ce qu'enseigne l'Église de DlEU. J'arrive à la philosophie plus personnelle de ce réflecteur universel.
12° Le naturalisme. Comme Shakespeare, Hugo, pratiquement du moins, dit : « Thou art, Nature, my goddess ; » il déifie la nature en toute rencontre, plus spécialement dans son Satyre et avec son Phtos des deux Légendes. Son temple, « c'est l'azur » {Contemplations) ; ou bien c'est « l'Église en fleurs bâtie » des Chansons des rues et des bois ; sa messe et son élévation, c'est le lever de la lune qui monte «hostie énorme» à l'horizon (4). Mais le naturalisme de Hugo a d'autres échappées... énormes ; non seulement toute la déesse Nature vit, comprend, souffre, puisque l'âme est tombée