‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 62 sur 140 · je Légend;, p · texte numérisé non relu

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la façon d'un muezzin : « Prêtre, pense à JÉSUS ! » (Quatre Vents) ; puis il se met à rimer Religion et religions.

Comme dogmes essentiels de son illuminisme, le Calchas Hugo admet : i° le progrès indéfini, renouvelé de Condorcet, et le progrès infini, voulu par Hugo :

Dans l'océan Progrès il n'est point de cap Non ; (')

mais progrès en quoi, par quoi ? Hugo n'en a cure ; il enfile des mots ; peu importe ce qu'ils sonnent.

2° L'immortalité facultative et conditionnelle; ce que M. E. Dupuy nomma un « dogme hardi » ; — hardi en effet, comme toute extravagance est hardie.

30 Une sorte de bonheur final pour tout et pour tous, même pour Satan et les siens ; car « JÉSUS embrasse Bélial » et il n'y a « pas d'enfer éternel (2) ». Le bien pardonne au mal, qui est un peu son frère ; et la Pitié suprême est pour Hugo « la sanction morale, jusqu'à laquelle s'est haussé son cœur de patriarche (3) » (car Hugo est aussi « patriarche ») — comme si la pitié pouvait être une sanction ! et comme si la pitié qui pardonne tout, même à l'impénitence, pouvait être morale !

Un critique léger (4) écrivait, il y a quelques années, avec désinvolture : « On a vite fait le tour des idées de Bossuet » ; les papillons font vite le tour d'un champ de blé ; en dix minutes ils sont partis, allés, revenus, même après s'être posés sur une douzaine de bluets. Mais à coup sûr le même critique léger n'aurait pu

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