‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 7 sur 140 · Portraits littér. Calmann Lévy · texte numérisé non relu

Portraits littér. Calmann Lévy

Varagnac : « Il faut songer combien la vieillesse de V. Hugo honore et embellit cette fin du siècle poétique ; il en est la parole éclatante : il en demeure la gloire souveraine. Il faut saluer, il faut bénir (il y a bien bénir) sa présence au milieu de nous. Il faut vous remercier, ô maître, qui faites encore briller vos rayons d'or dans la médiocrité de l'âge présent. » — Pauvre « âge présent » !

Le but de M. Ernest Dupuy dans son Victor Hugo, V homme et le poète, est aussi de faire briller les mêmes rayons d'or ; sa manière est plus gaie ('). Son étude est une apologie en règle, débutant par cette déclaration très franche : « Ceux qui sont fatigués d'entendre louer V. Hugo, feront bien de ne pas ouvrir ce livre. » Je n'étais point trop fatigué d'entendre louer V. Hugo ; mais, après avoir ouvert ce livre aux trois divisions carrées et tout en superficie (2), la fatigue est venue, et l'ennui. Au cours de sa compilation symétrique, l'auteur, qui s'attarde çà et là à contredire M. Edmond Biré sans prendre le souci banal de le réfuter, encense son idole à tort et à travers ; il reste en extase devant « l'homme » et devant « le poète », devant la « couleur un peu insaisissable » des yeux de l'homme-poète, de ces yeux que Th. Gautier comparait aux prunelles « jaunes » du lion ; devant les trop illustres torchons radieux ; devant l'inqualifiable incurie de Mme Hugo qui laissa lire <L tout le dix-huitième siècle à ses enfants » et leur fit essayer ses livres dans l'entresol du « nommé Royol (3) » ; enfin devant l'immense bonté

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