‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 79 sur 140 · Les Rayons et les Ombres · texte numérisé non relu

Les Rayons et les Ombres

l'heure grave, « une goutte de siècle qui tombe (x) ». Toute la nature se personnifie. Mai est un joyeux athlète qui a fait ses preuves aux batailles printanières de Nrce :

Mai, poussant des cris railleurs, Crible l'hiver en déroute D'une mitraille de fleurs.

(Chatisors.)

Les mois d'hiver sont des bêtes fauves :

Novembre, dans la brume errant de roche en roche, Répond au hurlement de janvier qui s'approche.

(7re Légende : Eviradnus.)

Hugo sème les perles et les roses à mains pleines, et si nous avions le temps et l'espace, nous en ferions des colliers et des guirlandes. Mais tout à côté de ces richesses qui brillent sans effort, combien de figures grotesques ! Toute idée, je le répète, lui vient avec une avalanche d'images : le poète les cueille sans choisir, et alors... écoutez : Le papillon est un ivrogne qui va boire au cabaret des fleurs (Quatre Vents) ; les volcans sont des puits et Hugo leur adresse des monologues comme celui-ci :

Où donc est la poulie, et la corde et le seau, Qui pendent dans ton puits, ô noir Chimborazo ?

(Annt'e terrible.)

Le volcan Etna est une cheminée, dont « le grillon » s'appelle Moschus (Contemplations) ; le rejet dans un vers est une queue de chat qui dépasse sous une porte de concierge ; le lézard est un « candidat crocodile » (Quatre Vents) ; Satan, € le braconnier de la forêt de

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