‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 95 sur 140 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

un fauteuil gothique, orné de ses armoiries, avec sa devise : Ego Hugo. C'était beau comme l'antique. Mais, après avoir troué de part en part le blason d'azur au chef d'argent ('), chargé de deux merlettes de sable, M. Biré finit par réduire à néant les prétentions du poète au titre de vicomte et même à une noblesse quelconque. Hugo n'est que Lui! toujours Lui!

Certes, c'était bien quelque chose, et le maître aurait dû s'en contenter. Il est vrai que ce Lui a changé tant de fois qu'on pourrait appeler sa biographie : Les MétamorpJioses de V. Hugo.

Au bruyant anniversaire du 27 février 1881, tandis que le gouvernement, représenté par Jules Ferry, célébrait en V. Hugo le patriote surhumain et le très fidèle serviteur de la République, Louis Blanc célébrait « l'Unité de sa vie. »

L'unité de sa vie ! Jamais homme n'a varié comme celui-là, sauf dans l'admiration de lui-même. La royauté n'a pas reçu plus de protestations de dévouement d'un vrai serviteur que de ce républicain ; le duc de la Feuillade fut, à l'égard de Louis XIV, un courtisan tiède, si l'on compare son zèle à celui de V. Hugo pour Louis XVIII, pour Charles X, pour Louis- Philippe, pour Louis Bonaparte ; — sans parler de ses effusions à l'égard de S. M. Victoria, de S. M. le roi de Prusse, de S. M. le tsar Nicolas (2). Ami de tout le monde !

Inutile de rappeler les premières démonstrations

1. M. E. Biré, Victor Hugo avant iSjo, p. 28, dit : d'azur au chef $ argent ; dans Victor Hugo après 1830, t. II, p. 94, il dit : d'azur au chef d'or. M. A. Barbou, ce porte-voix de Victor Hueo, dit d'azur au chef d'argent. ( Victor Hugo et son temps, ch. 1. )

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