‹ Etudes et causeries littérairesChapitre 97 sur 140 · Victor Hugo après /Sjo, t. I, p. 44 et · texte numérisé non relu

Victor Hugo après /Sjo, t. I, p. 44 et

fique toile de Saint-Èvre ; le même prince et plusieurs princesses honorent de leur présence la réception de V. Hugo à l'Académie ; alors V. Hugo déborde d'enthousiasme et de lyrisme, même en prose, pour la royauté ; il glorifie avec force antithèses les « trois choses de ce monde les plus rayonnantes après DIEU : la royauté, la beauté et le génie » ; il porte aux nues la famille d'Orléans, « monarchique et populaire à la fois, pleine de passé par son histoire et pleine d'avenir par sa mission ('). »

A partir de là, point de soirée aux Tuileries dont V. Hugo ne soit l'ornement ; il devient l'habitué des Mardis du Pavillon de Marsan et des réunions intimes appelées, du salon où elles se tenaient, la Cheminée du duc dOrléans (2). Au nom de l'Institut, V. Hugo exprime au roi, en 1842, les condoléances de la patrie : « Sire, votre sang est le sang du pays ; votre famille et la France ont le même cœur. Ce qui frappe l'un, blesse

l'autre Sire, vous vivrez longtemps encore car

Dieu (!) et la France ont besoin de vous (3). »

Louis-Philippe et V. Hugo se lient d'amitié tendre ; un soir d'hiver, en 1843, le roi et le poète restèrent si tard à causer ensemble, qu'au départ du poète, toutes les lumières du château se trouvant éteintes, le roi fut obligé d'éclairer le poète dans l'escalier (4). En 1845, V. Hugo était élevé à la dignité de pair de France, en considération des services par lui rendus à l'État. Aussi, malgré la « sympathie et l'admiration »

1. Discours de réception à V Acaiémie française ; cf. Victor Hugo après iSjo, t. I, p. 211, 213.

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