Fut gouverneur d’Étampes pour la Ligue
CARNET DE LA SABRETACHE
jusqu’à la porte Saint-Michel aux sieurs des Vaux et du Grand ; à la porte Saint-Michel avec son bastion jusques à celle des Espars, aux sieurs de la Boissière, mareschal des logis de ma compagnie, et le capitaine la Coupe, qui commandoit à mes gardes ; le sieur de la Gagnerie, qui estoit mon lieutenant, et y fut adjouté depuis après qu’il eu payé sa rançon.
Les forces dont je pouvois faire estât, sans les hommes du sieur de Grammont1, et des troupes de la Groix-Cottereau, estoient ma compagnie de gens d’armes, composé de trante maistres, n’ayant eu de moyen de la refaire depuis l’arrivée de Lagni et Gorbeil ; mes gardes où pouvoient estre quelque douze arquebuziers et environ huict autres soldats de la ville, qui se retirèrent avec la Coupe ; lesquels sieurs de Pecheré et de Longuy avoient dix ou douze cuirasses et la Patrière quinze cuiraces, dix ou XII arquebuziers a cheval ; le sr de Reclainville et ses enfans, six ou VII cuirases et 2 ou 3 harquebuziers ; le sr de la Montaigne, huict cuirasses et six harquebuziers. Il y avoit d’autres capitaines comme Harcisse, la Mesure et le Plessis, qui assemblèrent chacun douze à quinze hommes qui estoient de la ville ou bien réfugiez, et se inettoient avec eux pour avoir des logis et estre deffrayés. Il s’en mist aussi pour ceste mesme raison parmi les soldats du sieur de Pinellière et autres, mais cela ne nous fortifïioit de rien, et fûmes douze ou quinze jours avant que pouvoir faire que ceux de la ville, qui avoient des armes superflus, en baillassent aux soldats du sieur de la Croix- Cotereau.
Les capitaines, qui estoient soubz luy, estoient la Brosse2, qui prit la lieutenance du capitaine Anthoine la Boutillière, et le Sauvage, qui commandoit ses harquebuziers à cheval. Outre cela, il y avoit des gens de quallité réfugiés, comme les sieurs des Vaux, du Grand, de Montigni et son frère, qui pouvoient avec quelque autre qu’il avoit avec eux faire en tout dix ou douze cuirasses.
Tout le long du premier jour que le faubourg des Espars fut
1. Lo sieur de Grammont (alias Grandmont) tant pour son entretonemont que celui de ses gens de guerre et du sieur de Longueville, son maître d’hôtel et capitaine de ses gardes, reçut pendant la durée du siège, à plusieurs reprises, un total de 1,540 écus.