QUATRE MOIS DE GUERRE
Rapport sur Fensemble des Opérations du 2 août au 2 décembre 1914.
Quatre mois ont passé depuis le début de la guerre. L'orgueil allemand ne prévoyait pas qu'il en pût être ainsi. En trois semaines il s'était flatté de nous terrasser.
Cette simple constatation ne suffit pas cependant à marquer l'importance du résultat que nous avons obtenu. Pour la préciser, il faut suivre, sans restriction ni réticence, u 2 août au 2 décembre, Penchaînement des faits.
Tout d'abord, notons la force de l'adversaire qui nous fait face.
Nous le savions puissant et minutieusement préparé à cette guerre, que sa diplomatie a préméditée et déchaînée : son effort contre nous a dépassé pourtant les prévisions.
Les forces mobilisées par l'Allemagne sur sa frontière occidentale d'août à novembre représentent en effet 52 corps d'armée, dont voici le décompte :
i° 2 août, 21 corps actifs, i3 corps de réserve :
2° Fin août, 4 corps formés de 17 brigades mixtes d'ersatz ;
3° Septembre, 8 corps formés de 33 brigades de landwehr ;
4° Octobre, 5 demi-corps de réserve de formation récente, 1 division de fusiliers marins.
A ces 52 corps s'ajoutent 10 divisions de cavalerie.
Au moment où la guerre commence, l'Allemagne garde l'espoir d'un coup heureux sur Nancy. Elle n'ose le ris-
quer en présence de la solidité de notre couverture, puissamment renforcée, comme on sait, à la fin de igi3.
Notre concentration s'achève donc librement, sans accident, et toutes les tentatives de sabotage préparées par l'ennemi sont déjouées.
La régularité de nos transports témoigne dès ce moment de la bonne organisation de notre armée.
Nos échecs d'août.
Notre concentration devait être assez souple pour nous permettre de porter notre principal effort sur le terrain où l'ennemi se montrerait le plus actif.
La violation de la neutralité belge nous renseigne sur les intentions de l'État-major allemand : c'est au nord que se jouera la grande partie.
Obligés d'attendre, pour engager cette partie, l'entrée en ligne de l'armée anglaise, qui ne doit avoir lieu que le 20 août, nous prenons aussitôt des dispositions pour retenir en Alsace et en Lorraine le plus grand nombre possible de corps allemands.
En Alsace, notre première attaque, mal conduite, nous mène à Mulhouse, mais ne peut s'y maintenir (7 août).
Une seconde attaque, dirigée par le général Pau, nous y ramène. Le 20 août, nous tenons, par les Vosges et par la plaine, les accès de Colmar. L'ennemi a subi de grandes pertes.
Mais, dès ce moment, les événements malheureux de Lorraine et de Belgique nous obligent à restreindre en Alsace le champ de l'intensité de notre effort (26 août).
En Lorraine, notre offensive avait brillamment commencé. Le 19 août nous avions atteint Sarrebourg, les Etangs, Dieuze, Morhange, Delme, Château-Salins.
Mais, à partir du 20, l'ennemi, fortement retranché sur un terrain très organisé, reprend l'avantage.
Le 22, le 23 et le 24, nous devons nous replier sur le Grand-Couronné de Nancy et au sud de Lunévîlle.
Le 25, une contre-attaque simultanée des armées Dubail et de Castelnau consolide définitivement notre position.
CARACTÈRES DE CETTE PÉRIODE
Que s'était-il, entre temps, passé en Belgique ? Sept à huit corps d'armée allemands et quatre divisions de cavalerie, triomphant de la magnifique résistance de Liège, cherchaient à avancer entre Givet et Bruxelles et à prolonger leur mouvement plus à l'ouest.
Dès que l'armée anglaise fut prête dans la région de Mons, nous prîmes l'offensive dans le Luxembourg belge avec les armées des généraux Rufïey et de Langle de Cary. Cette offensive fut immédiatement enrayée avec de grosses pertes pour nous.
Ici encore le terrain avait été fortement organisé par l'ennemi. Il y eut aussi, dans certains de nos corps, des insuffisances d'instruction et d'exécution (21-23 août).
A la gauche de ces deux armées et en liaison ave c l'armée anglaise, l'armée du générai Lanrezac, inquiète pour sa droite, se replie alors (24 août) sur la ligne Beaumont-Givet.
Le 25 et le 26, l'armée anglaise, mise en échec à Landrecies et au Cateau, se retire vers la Marne.
De sanglants combats marquent ces journées. L'ennemi fait de grosses pertes, mais gagne du terrain constamment.
A ce moment, la situation est la suivante : ou combattre sur place dans des conditions périlleuses résultant du recul de notre gauche, ou reculer sur tout notre front jusqu'à ce que soit possible, dans de bonnes conditions, la reprise de l'offensive.
C'est à ce second parti que s'arrête le général en chef.
La préparation de l'offensive.
La première condition à remplir, c'est de se retirer en ordre et en attaquant pour affaiblir et retarder l'ennemi.
Plusieurs de ces attaques, brillamment conduites, portent à nos adversaires des coups sensibles.
Telles sont celles de l'armée Lanrezac à Saint-Quentin et à Guise, le 29 août, celles de l'armée de Langle sur la Meuse, les 27 et 28, celles de l'armée Rufïey plus à l'est, brillamment soutenues de Nancy aux Vosges par les armées de Castelnau et Dubaii, dont l'inflexible fermeté va rendre possible notre manœuvre offensive.
Pour préparer cette offensive, nous avons constitué, le 26 août, à notre gauche, une nouvelle armée, commandée par le général Maunoury. Cette armée doit se concentrer les jours suivants dans la région d'Amiens.
Mais le progrès de l'ennemi, par étapes de 45 kilomètres par jour, est si rapide que, pour réaliser son plan offensif, le général Joffre doit prescrire la continuation de la retraite.
On reculera jusqu'à l'Aube, au besoin jusqu'à la Seine. Tout sera subordonné à la préparation de succès de l'offen«^B sive.
Le 5 septembre, les conditions que recherchait le général m en chef sont remplies. En effet, notre gauche (armée Mau- m noury, armée anglaise, armée Lanrezac devenue armée 1 d'Esperey) n'a plus à craindre d'être coupée.
Au contraire, l'armée allemande de droite (général von 1 Kluck), en marchant au sud vers Meaux et Coulommiers, I offre son flanc droit à l'armée Maunoury.
Le 5 au soir, le général en chef ordonne l'offensive géné- 1 raie en ajoutant : « L'heure est venue d'avancer coûte que i coûte et de se faire tuer plutôt que de reculer. »
La victoire de la Marne.
Dès le 8 septembre, la menace dirigée par le général M Maunoury contre la droite allemande produit son effet.
L'ennemi ramène du sud au nord deux corps d'armée s et exécute une conversion face à l'ouest.
Ainsi il présente un point faible à l'armée anglaise, qui, partie le 6 de la ligne Rozoy-Lagny, se redresse immédiatement vers le nord et passe la Marne le 9, prenant de flanc ) l'armée allemande, qui est aux prises depuis le 6 avec le > général Maunoury.
A la droite des Anglais, l'armée d'Esperey attend, elle aussi, et franchit la Marne, repoussant avec énergie ce qui est devant elle et, plus encore, appuyant l'action de ses z voisins, armée anglaise à gauche, armée Foch à droite.
C'est en effet sur notre centre, formé de l'armée Foch, I qui a été constituée le 20 août, que les Allemands vont chercher la revanche de l'échec de leur droite; car s'ils
CARACTÈRES DE CETTE PÉRIODE
nous percent entre Sézanne et Mailly, la situation se renversera à leur profit.
Du 6 au 9 septembre, l'armée Foch subit des assauts répétés; mais le 9 au soir, la gauche de cette armée, se portant d'ouest en est vers Fère-Champenoise, prend de flanc la garde prussienne et les corps saxons qui attaquaient au sud-est de cette localité.
Cette manœuvre audacieuse décide du succès. Les Allemands se retirent précipitamment et, le 1 1 au matin, le général Foch entre à Châlons-sur-Marne.
A sa droite, l'armée de Langle de Cary s'est également portée en avant. Le 12, elle prolonge solidement, après de vives rencontres, l'armée du général Foch.
Simultanément, l'armée Ruffey (devenue armée Sarrail) a pu se redresser vers le nord et, non sans de violents combats, précipiter la retraite allemande, qu'accélèrent, de Nancy aux Vosges, les opérations offensives des armées de Castelnau et Dubail.
Par le « rétablissement stratégique » que nous avons accompli, nous avons donc repris sur l'ennemi l'avantage. Nous l'avons conservé depuis lors.
La course à la mer.
Dès le i3 septembre, la résistance allemande, appuyée sur de fortes organisations défensives préparées à l'avance, nous interdisait d'espérer que la poursuite pût se continuer sans arrêt. Une nouvelle bataille commençait.
Dans cette bataille, l'État-major allemand garde l'espoir de tourner notre gauche, comme nous formons celui de déborder sa droite.
Le développement de ces deux efforts caractérise cette phase de la guerre.
Il en résulte une lutte de vitesse qui, à la fin d'octobre, prolonge jusqu'à la mer du Nord les fronts en présence : c'est véritablement la « course à la mer ».
Dans cette course, les Allemands ont sur nous un avantage : la forme concentrique de leur front, qui abrège leurs transports.
Malgré cet avantage, le mouvement enveloppant de leur droite, poursuivi avec 12 corps actifs, 6 corps de réserve et 4 corps de cavalerie, a totalement échoué.
Cet échec a été la confirmation de la victoire de la Marne.
Dès le 1 1 septembre, le général Joftre a orienté contre la droite allemande l'effort de l'armée Maunoury. Mais* cette armée, avec les. effectifs dont elle dispose, ne peut suffire à la tâche.
Vers le 20 septembre, une nouvelle armée est donc con tituée à la gauche de l'armée Maunoury et confiée au gén ral de Castelnau.
Cette armée s'établit fortement dans la région Lassigny- Roye-Péronne, appuyée à sa gauche par les divisions territoriales du général Brugère (21-26 septembre).
Mais, pour atteindre notre but, ce n'est pas encore assez et, le 3o septembre, plus haut que l'armée de Castelnau, c'est l'armée de Maud'huy qui entre en ligne, occupant la région d'Arras et de Lens et se prolongeant vers le nord pour donner la main aux divisions sorties de Dunkerque.
Ce n'est là, toutefois, en présence de l'énorme effort de l'ennemi, qu'un cordon de troupes trop mince et trop tendu.
A ce moment, à la demande du maréchal French, le transport de l'armée anglaise de la région de l'Aisne à la région de la Lys est décidé.
De même, la vaillante armée belge sortie d'Anvers le i 9 octobre et couverte par les marins anglais et français, 1 viendra, dans la région de l'Yser, renforcer la barrière qu'il tj faut créer et maintenir.
Mais ces mouvements prennent du temps. L'armée I anglaise ne pourra entrer en action sur son nouveau 1 théâtre que le 20 octobre. L'armée belge, d'autre part, qui I vient de se battre trois mois, manque momentanément de munitions.
Le général en chef n'hésite pas et prescrit un nouvel effort.
Dès le 4 octobre, il a chargé le générai Foch d'aller coordonner sur place les opérations des armées du nord.
CARACTÈRES DE CETTE PÉRIODE
Le 18, il met à sa disposition des renforts qui, constament accrus jusqu'au 12 novembre, vont constituer Tarée française de Belgique, sous les ordres du général 'Urbal.
Cette armée, de concert avec les Belges et un corps nglais, opérera désormais entre la mer et la Lys. Le Journal de Genève, appréciant cette période de la guerre, a écrit que le commandement français, par la rapidité et l'ampleur de ces transports, y avait témoigné d'une « maîtrise incomparable ».
Le résultat de cet effort, c'est la faillite totale de l'attaque allemande dans les Flandres.
L'échec allemand des Flandres.
Cette attaque allemande, que le Bulletin des Armées a déjà retracée dans son numéro du 25 novembre, va être d'une violence inouïe.
12 corps d'armée et 4 corps de cavalerie sont accumulés entre la Lys et la mer.
L'empereur est venu sur place prendre la direction des opérations .
Des proclamations adressées aux troupes leur ont rappelé qu'il s'agit maintenant de frapper le « coup décisif ».
Ce coup décisif, c'est soit de percer en longeant la mer pour atteindre Dunkerque, Calais, Boulogne, soit de percer sur Ypres et d'y proclamer l'annexion de la Belgique.
Pour y réussir,, l'Êtat-major allemand, trois semaines durant, procède par attaques répétées, furieuses, en masses profondes, que décime l'artillerie des Alliés.
Dès le 12 novembre, il nous est permis d'établir le bilan de ces assauts confirmé par les semaines suivantes, et ce bilan est, pour nous, une victoire.
De la mer à Dixmude, l'armée belge, le général Grossetti et l'amiral Ronarc'h ont tenu d'abord la ligne du chemin de fer de Nieuport à Dixmude, ensuite la rive gauche de rYser.
L'ennemi, qui avait poussé un corps d'armée sur la rive
iuche, a dû se retirer, il n'a jamais pu déboucher de
Dixmude.
Plus au sud, de Dixmude au Nord d'Ypres, même situation.
Les Allemands, qui, le 10 novembre, ont franchi 1 rivière en deux points, ont été repoussés de l'autre côté, e c'est maintenant le général Humbert qui a sur la rive droite les têtes de pont.
A Test d'Ypres, les généraux Dubois, Balfourier et Douglas Haigh n'ont pas cédé en trois semaines un pouce d terrain.
Au sud, où l'attaque allemande a été particulièremen ardente, parce qu'elle visait nos communications, nos troupes et les troupes anglaises ont regagné tout le terrain un moment perdu et s'y sont installées de façon inexpugnable.
Dans la seconde quinzaine de novembre, l'attaque allemande, brisée, s'est ralentie. L'infanterie s'est de moins en moins engagée. L'artillerie même a montré de moin en moins d'activité.
L'ennemi, dans la seule bataille d'Ypres, a perdu au moins 12.000 hommes.
Jamais offensive plus soigneusement préparée, plus furieusement menée, n'a subi échec aussi complet.
La gaierre de siège de la Lys aux Vosges.
Pendant que cette grande bataille se livrait en Belgique, la guerre a continué sur le reste du front, prenant le caractère d'une guerre de siège, de tranchée à tranchée, opposant les unes aux autres des organisations défensives également formidables.
Il est superflu d'insister sur le mérite qu'ont eu nos troupes à soutenir cette guerre pied à pied, à ne jamais céder et à progresser souvent, malgré la charge que leur imposait le transport dans le Nord d'effectifs importants français et anglais.
En liaison directe avec les armées du Nord, l'armée du général de Maud'huy et celle du général de Castelnau
CARACTÈRES DE CETTE PÉRIODE
tiennent sans un seul fléchissement, du milieu d'octobre é à la rîn de novembre, ie front de la Lys à Noyon.
Depuis la fin d'octobre, leur progrès est continu : afferm missement de nos positions à Arras et à La Bassée; prise Jb du Quesnoy-en-Santerre; avantage constant acquis à notre us artillerie et à notre infanterie en toutes rencontres avec r J Fennemi.
Entre l'Oise et FArgonne, les armées Maunoury, d'Esq perey et de Langle de Cary trouvent en face d'elles des positions très fortes, hauteurs de l'Aisne, de Berru, de Nogent-FAbbesse, de Moronvilliers, élévations boisées de I FArgonne occidentale.
En septembre, elles ont à soutenir une attaque générale, très rudement conduite. Cette attaque est repoussée, notamment à Fest de Reims, le 26 septembre.
L'empereur a assisté à cet échec de ses troupes, comme huit jours plus tard à celui d'Ypres.
De notre côté, à des offensives violentes qui risquaient d'être plus onéreuses que productives, on a substitué des opérations de moindre envergure qui nous ont permis souvent de gagner du terrain.
De FArgonne aux Vosges, même état de choses.
Nos armées — armée Sarrail et armée Dubaii — remplissent avec méthode et succès la tâche qui leur est confiée : protéger notre flanc droit contre toute attaque partie de Metz-Thionville ; maintenir en face d'elles par une offensive continue le plus grand nombre possible de corps allemands; libérer autant que faire se peut le soi national occupé par l'ennemi, notamment en Woëvre et autour de Verdun.
Dans une première période (13-29 septembre), Fennemi prend le dessus, s'installe à Saint-Mihiel, pénètre sur les Hauts de Meuse et serre de près Verdun.
Dans une seconde période (i er octobre-3o novembre), nous ressaisissons l'avantage.
Nous donnons de Fair à Verdun. Nous fermons à Fennemi le débouché de Saint-Mihiel. Nous progressons à Fest de Nancy, définitivement à Fabri des obus allemands, au nord de Lunéville, au nord et à Fest de Saint-Dié.
En novembre, nous avons reconquis entre Belfort et la Moselle la presque totalité du territoire envahi.
Notre situation au 1 er décembre.
Tels sont les faits essentiels de la campagne dans leur enchaînement véridique.
On sait de quels actes héroïques ils ont été l'occasion pour nos troupes. Nous nous bornerons, en concluant, à préciser, au début de décembre, la situation de nos armées.
Quant au nombre, l'armée française est aujourd'hui égale à ce qu'elle était au 2 août, toutes les unités ayant été recomplétées.
La qualité de la troupe s'est infiniment améliorée. Nos hommes font aujourd'hui la guerre en vieux soldats. Ils sont tous profondément imbus de leur supériorité et ont une foi absolue dans la victoire.
Le commandement, renouvelé par des sanctions nécessaires, n'a commis, dans les trois derniers mois, aucune des erreurs constatées et frappées en août.
Notre approvisionnement en munitions d'artillerie s'est largement augmenté. L'artillerie lourde qui nous manquait a été constituée et jugée à l'œuvre.
L'armée anglaise a reçu en novembre de très nombreux renforts. Elle est plus forte numériquement qu'à son entrée en campagne. Les divisions de l'Inde ont achevé leur apprentissage de la guerre européenne.
L'armée belge est reconstituée à six divisions, prête et résolue à reconquérir le sol national.
Le plan allemand a enregistré sept échecs d'une haute portée :
Échec de l'attaque brusquée projetée sur Nancy ; Échec de la marche rapide sur Paris ; Échec de l'enveloppement de notre gauche en août ; Échec de ce même enveloppement en novembre; Échec de la percée de notre centre en septembre ; Échec de l'attaque par la côte sur Dunkerque et Calais; Échec de l'attaque sur Ypres.
CARACTÈRES DE CETTE PÉRIODE
Dans cet effort stérile, l'Allemagne a épuisé ses réserves. Les troupes qu'elle forme aujourd'hui sont mal encadrées is et mal instruites.
Or, de plus en plus, la Russie afïirme sa supériorité aussi d bien contre l'Allemagne que contre l'Autriche.
L'arrêt des armées allemandes est donc fatalement conb damné à se changer en retraite.
Voilà l'œuvre des quatre premiers mois. Il est opportun b de la présenter, dans son ensemble, en laissant à la presse 3 européenne le soin de la commenter et de la juger.
ANNEXE N° a
Sambre-et-Meuse