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4. Révolution française , t. XVII, p. 251. — Il croit que M.Danton, l'inspecteur général de l'Université, n'était qu'un parent éloigné du conventionnel.
Danton n'était pas noble. Son père procureur au bailliage d'Arcis, est qualifié de bourgeois dans un acte notarié 1 . Son grand-père maternel était entrepreneur de travaux, son oncle, curé de Barberey, près d'Arcis ; ses deux oncles maternels par alliance, l'un maître de poste à Troyes, l'autre marchand dans la même ville. 11 appartenait donc plutôt à la petite bourgeoisie.
Cependant, à la veille et au début delà Révolution, il signe D'Anton, avec une apostrophe 2 , et c'est ainsi que son nom est presque toujours imprimé avant 1792. Comme cette apostrophe ne semble se rencontrer dans sa signature que pendant le temps qu'il fut avocat aux Conseils, son biographe, M. le D r Robinet, s'est demandé si cette distinction n'était pas en usage ou même d'obligation chez les possesseurs de ces charges 3 . Tout dément cette hypothèse, et je n'ai pas rencontré d'autre exemple d'aflectation nobiliaire dans les signatures des avocats aux Conseils que j'ai relevées aux Archives nationales.
Pourquoi ne pas admettre que Danton céda alors au mouvement de vanité, qu'explique les mœurs sociales d'alors *?
La première éducation de Danton fut, d'après ses contemporains, assez négligée. Sans doute on l'aban-