‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 38 sur 158 · Moniteur, réimpression, t. VI, p · texte numérisé non relu

Moniteur, réimpression, t. VI, p

le tumulte du côté droit et les longs et nombreux applaudissements du côté gauche de l'Assemblée. » Les pétitionnaires reçurent les honneurs de la séance ; ils n'obtinrent pas de décret; mais, quelques jours plus tard, Champion de Gicé et La Tour du Pin démissionnèrent.

Fort de ce succès, Danton se fit élire, à peu près à la même époque S commandant du bataillon des Cordeliers. Son élection fut aussitôt et vivement attaquée. Par qui et pourquoi ? Nous l'ignorons et nous ne connaissons cette affaire que par un assez vague procèsverbal du corps municipal, à la date du 19 novembre 1790 2 . Peut-être le commandant générai La Fayette argua-t-il du décret de prise de corps lancé jadis contre Danton pour protester contre sa nomination. Toujours est-il que Danton donna sa démission : il ne commanda pas le bataillon des Cordeliers et c'est donc une hypothèse radicalement fausse que de dire, comme on l'a fait, qu'il a pu figurer à la tête de ce bataillon dans l'attaque du château le 10 août 1792 3 .

1. Nous n'avons pas la date précise. Ce fut probablement entre le 10 et le 15 novembre 1790.

Page 1