‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 45 sur 158 · Bougcart, p · texte numérisé non relu

Bougcart, p

Pour calmer l'agitation populaire, le Directoire n'avait rien trouvé de mieux que de faire plébisciter les sections sur cette question : « Faut-il, dans les circonstances présentes, prier le roi d'exécuter son projet d'aller à Saint-Cloud, ou faut-il le remercier d'avoir préféré de rester pour ne pas compromettre la tranquillité publique? »

La section de Danton, celle du Théâtre-Françnis, déclara que la question posée par le Directoire était « captieuse et malséante », et qu'il n'y avait pas lieu à délibérer. Presque toutes les autres sections accédèrent à cet avis '.

Malheureusement pour lui, Danton ne s'en tint pas à ce succès. Il dénonça à la section la conduite tenue par La Fayette et Bailly dans la journée du 18 ; il leur prêta complaisamment et il se prêta une attitude conforme aux récits de Fréron et de Camille Desmoulins. Les amis de Danton furent maladroits : la section du Théâtre-Français fit poser dans tout Paris cçtte affiche en gros caractères :

c L'Assemblée générale donne acte à M. Danton de sa déclaration, quelle prend sur le pied de dénonciation, disant: que le sieur La Fayette et le maire de Paris ont fait tous leurs efforts, les ont réunis pour inviter et exciter le département de Paris à leur donner ordre de faire tirer sur le peuple qui s'opposait au départ du roi *. »

Le procureur général syndic dénonça cette affiche au Directoire, qui convoqua le Conseil de département

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