‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 5 sur 158 · LttCâA-MQttfcigHy, Mémoires sur Mirabeau, I · texte numérisé non relu

LttCâA-MQttfcigHy, Mémoires sur Mirabeau, I

2, Œuvres de Barnave, éd. Bérengcr, I, 5.

3, Rapport sur les forêts nationales, fait à la séance du 6 août 17U0, avec cette i ^graphe : Si caninuts sylvas, sylvœ sint amsule

4. NoLîcû sur Vergniaud, par Fr. Alluaud, son neveu, dans la Vergniaud de M. Yatel, tome I.

l'éducation des hommes de la révolution 5

classes supérieures au collège de Guienne *. Les Pères de l'Oratoire, à Marseille, furent si contents de l'élève Barbaroux qu'ils lui donnèrent ce que nous appellerions une bourse de mérite a . Une scolarité complète avait formé Gensonné, Petion, Buzot et cet infortuné Brissot, dont la culture était si vaste. Le parti de la Gironde se distinguait justement par son goût passionné pour les humanités 8 .

Les lauriers scolaires n'avaient pas manqué môme aux plus farouches Montagnards, que la légende montre à demi sauvages. Je ne veux pas exhiber ici la figure de Marat 4 : mais s'il fut un funeste ami du peuple, s'il donna des conseils affreux, ce ne fut pas faute d'avoir raffiné sa culture latine 6 . Billaud-Varenne était, avant 89, préfet des études dans l'excellent collège de Juilly, où Fouché enseignait la philosophie, L'adolescence de Saint-Just se passa au collège Saint- Nicolas de Soissons, tenu par les Oratoriens. « C'est notre meilleur élève », disaient les Pères en le montrant avec orgueil 6 . Il se distinguait surtout en amplification, comme, on appelait alors (avec quelque dédain) la composition française. On en pouvait dire autant de Cou thon, de Le Bas, de Collot-d'Herbois,

1. J. Guadet, les Girondins, tome I, et Lussaud, Éloge historique de Guadet.

2. Ogé Barbaroux, introduction aux Mémoires de son père, collection Baudouin.

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