‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 63 sur 158 · Thermomètre du jour du 16 mai 1792, p · texte numérisé non relu

Thermomètre du jour du 16 mai 1792, p

2. Voici cette lettre : « Antoine Merlin, député, à Danfon, substitut du procureur de la Commune de Paris. — Je lis, Monsieur, dans le Thermomètre du jour du 16 mai, que vous avez demandé un congé pour préparer la défense de Manuel, décrété d'ajournement personnel pour avoir donné au public, avec les lettres de Mirabeau, un supplément des crimes et des horreurs d'un siècle presque encore le nôtre et que mille despotismes nouveaux s'efforcent de ramener à la hâte après trois ans d'orages et de peines, que l'on veut rendre inutiles. Le décret lancé contre J. -Pierre Manuel le suspend de ses fonctions de procureur de la Commune, et vous suspendriez volontairement les vôtres!..- Avez- vous oublié les sacrifices que vous avez faits à la patrie? Après elle vient seulement votre ami : elle réclame dans ce moment l'union des forces de tous ses vrais défenseurs. Danton doit donc rester à son poste. — J'espère, Monsieur, que quand le public ne voit dans la persécution de Manuel qu'une lâcheté perfide, qui veut le distraire un moment de la crise, le Conseil de la Commune refusera à Danton un congé qu'il ne peut solliciter ni obtenir sans crime. — Je suis fraternellement votre concitoyen. » (CounHer de Gorsas du 17 mai 1792 et Thermomètre du 18).

Page 1