‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 65 sur 158 · Société des Jacobins, t. III, p · texte numérisé non relu

Société des Jacobins, t. III, p

2. Correspondance secrète, publiée par M. de Lescure, t. II. p. 586.

ud instant accablé, et qu'il crut prudent de s'eflacer, de se taire. C'est lui-même qui l'avoua indirectement, quand il dit aux Jacobins, le 40 mai 1792 : « Je ne suis pas un agitateur, et j'observe depuis longtemps un bien pénible silence. » Et, avec autant de prudence que de générosité, il se met au service de la gloire de Robespierre, accusé déjà de despotisme, mais dont la vertu est inattaquable : c< M. Robespierre, dit-il, n'a jamais exercé ici que le despotisme de la raison ; ce n'est donc pas l'amour de la patrie, mais une basse jalousie, mais toutes les passions les plus nuisibles, qui excitent contre lui ses adversaires avec tant de violence 1 . »

Le renvoi du ministère girondin délia Danton de son serment de fidélité monarchique et le rendit à son rôle de tribun du peuple de Paris. Le 13 juin, il s'engagea « à porter la terreur dans une cour perverse*. » Le 14, il prononça un discours foudroyant contre cette cour :

Après avoir rappelé la loi rendue & Rome, après l'expulsion des Tarquins, par Valérius Publicola, loi qui permettait à tout citoyen de tuer, sans aucune forme judiciaire, tout homme convaincu d'avoir manifesté une opinion contraire à la loi de l'État, avec l'obligation seulement de prouver ensuite le délit de la personne qu'il avait tuée ainsi, M. Danton propose deux mesures pour remédier aux dangers auxquels la chose publique est exposée. La première est d'asseoir l'impôt d'une manière plus équitable qu'il ne l'est, c'est-à-dire en rejetant sur la classe riche la plus grande

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