‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 66 sur 158 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

r Ytie des contributions supportées par la classe des citoyens ioins aisés et de sorte que celle-ci n'en payât qu une excessivement petite portion. La seconde est que l'Assemblée nationale porte une loi fondée sur le bien de l'État, continuellement opposé à l'intérêt de la maison d'Autriche, qui toujours a fait le malheur de la France, loi qui forçât le roi a répudier sa femme et à la renvoyer à Vienne avec tous les égards, les ménagements et la sûreté qui lui sont dus 1 .

Le 18 juin, il tonna contre La Fayette, qui avait écrit une lettre séditieuse 2 , et demanda qu'il fût mandé à la barre de l'Assemblée législative 3 . Son discours menaçant exprima les colères d'où sortit la journée du 20 juin. On a dit que Danton avait fait cette journée ; il n'y a aucune preuve de cette assertion. Il la laissa faire, il se tint à l'écart, il ne regretta pas que Louis XVI fût si vivement averti par le peuple, mais il aurait voulu éviter les violences sanglantes, un coup d'État populaire à main armée. C'est une révolution pacifique qu'il rêve. Le 13 juillet, aux Jacobins, il cherche à la préparer, cette révolution pacifique, pour la fête du lendemain, par les fédérés, qui manifesteront le vœu de la France contre Louis XVI et ne quitteront Paris qu'après la réalisation de ce vœu :

Il existe dans la Constitution, dit-il, un moyen d'exprimer, d'obtenir le vœu national, et le droit de pétition n'a pas été enseveli dans le Champ-de-Mars, avec les cadavres de ceux qu'on y a immolés. Qu'on présente donc, sur le sort

1. Ibid., t. III, 702, 703. Nous ne connaissons cet important discours que par cette insuffisante analyse du journal du club.

2. Voir cette lettre dans le Moniteur, réimpr., t. XII, p. 692.

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