‹ Études et leçons sur la récolution françaiseChapitre 85 sur 158 · Gorsas, n°l, p · texte numérisé non relu

Gorsas, n°l, p

rances. Ces deux propositions ont été reçues arec applaudissements et ont été décrétées après une discussion as&«z longue sur la rédaction *.

Et on lut, deux jours plus tard, dans le mémo journal, à l'article Variétés :

Le citoyen Danton était ministre de la justice ; il a parlé avant-hier à la Convention en homme juste ; les méchants n'oseront plus l'appeler leur ami.

Nous avons vu que Condorcet avait donné sa voix à Danton quand il fut nommé ministre de la justice, le 10 août 1792. Pendant longtemps encore il restera le partisan de la politique de celui en qui M me Roland et ses amis ne voyaient qu'un vil démagogue. Il se sépare des Girondins proprement dits, et, en octobre 1792, Marat écrivait : « Je ne parlerai pas ici de Condorcet : on le dit retiré de la bande qu'il méprise, de même qu'Anthoine et Basire 2 . » Il est probable que Vergniaud aussi se fût alors volontiers rallié à Danton . Mais le point d'honneur l'emporta chez les Girondius sur le sentiment des nécessités politiques, et M ine Roland les fit rougir, comme d'une lâcheté, des velléités patriotiques de conciliation que quelques-uns d'entre eux avaient fait paraître. Toutefois, Condorcet n'en

1. Chronique de Paris du 22 septembre 1792. — Bibl. nat, Lc f /218. — Condorcet est le plus illustre des courriéristes parlementaires. Il serait bon de réimprimer les compte rendus de la Législative et de la Convention qu'il fit pendant dix-huit mois dans la Chronique. Ils sont courts et un peu secs, mais pleins de choses.

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