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2i6 RÉVOLUTION FRANÇAISE
La Convention se rangea k l'avis de Danlou, et vota la question préalable : la République ne fut pas mise en discussion.
On a vu que Danton, dès le 21 septembre, avait donné sa démission de ministre de la justice : il voulait faire tomber ainsi les accusations de dictature, rendre hommage au dogme de la séparation des pouvoirs.
Mais quelle faute d'ôter le pouvoir au chef de la défense nationale, de le lui ôter quand les Prussiens étaient encore en Champagne et au moment où, par ses déclarations modérées, il venait de conquérir la confiance de l'opinion !
La Convention fut très embarrassée.
Elle se tira d'affaire en ne donnant pas de successeur à Danton, en le laissant ministre jusqu'au 9 octobre, date à laquelle la défense nationale est assurée.
Il y eut là comme un pacte tacite.
Mais, le 24, à propos du procès-verbal, qui donnait à Danton la qualification de ci-devant ministre de la justice, un girondin irréconciliable, un futur comte de l'Empire, Chasset S vint déclarer que Danton n'avait pas le droit de cumuler et que, tant qu'il serait ministre, il ne devait pas voter.
En quelques mots, Danton mit fin à la discussion: