INFLUEN'CE DES COURANTS ET DES VEXTS
môme circuit n'est pas toujours la même. Aux endroits où le courant se trouve resserré , sa vitesse est beaucoup plus grande, par cette raison très-simple que la même quantité d'eau devant passer partout en même timips, sous peine d'une accumulation que Ton n'observe point, il faut que le courant, dans les lieux resserrés, soit d'autant plus rapide que son canal est plus étroit. De toutes les lois du mouvement des fluides dont le régime est réglé , la plus générale est cette loi d écale dépense qui fait qu'en chaque point il passe la même quantité de fluide. Sans cela, il se produirait une cHTumulation nouvelle.
On a encore un exemple de cette loi d'égale dépense dans le mouvement de l'air autour des obstacles qui s'opposent à son transport régulier. Au pied des édifices isolés, un courant d'air, très-modéré ailleurs, devient un vent furieux, parce qu'il est obligé de com- ])enser par la vitesse ce qui lui manque en espace pour suivre le mouvement général de la masse dont il fait partie. Il serait trop long d'indiquer ici tous les points où ces courants méditerranéens sont plus ou moins sensibles. Cinq ou six localités, et notamment le détroit de Messine, celui qui sépare l'Eubée de l'Attique, montrent les fourants qui sont occasionnés parles marées, par les vents ou toute autre cause, extrêmement am- ; plifiés i)ar le resserrement et le peu de profondeur des i eaux. ^
Avec un pou d'attention, l'énoncé d'un principe mé- ! canique très-facile à comprendre nous donnera l'expli- J tation de ces curieux phénomènes. Tout le monde sait aujourdhui (jue notre globe tourne sur lui-même avec
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considérable . puisqu'un cor|:'? situé a i'ée mouvement est le plus considérable, fait ;erre en \ingt-quatre he«jres . ce qui est à ' vitesse de 4 à 5oo mètres piar secr^nde .
I \itesse ordinaire d'un boulet de canon, nent nous est insensible, c'est parce quts qui nous environnent le [lartagent avec ous ne sommes pas lancés dans l'espace . e ces mêmes objets, c'est que. comme eux.
nous retient fixés à la terre. Mais cette est notablement diminuée, et si. avec un ese pros du pôle une masse de 289 kilii trouve qu'à l'équateur le même ressf»rt >me masse indique i kilogramme de moins, ie diminution d'environ un trois-contii'me.
it de la terre est dirigé vers l'est : <:ussi . te région que nous voyons apparaître ou .
igage vulgaire, se /werle soleil, la lune, très, tandis qu'ils disparaissent ou se couî région opposée. Ce mouvement . trèsiteur , n'est plus , aux environs de Pari? .
tiers de ce qu'il est à l'équateur . et vers 1 Saint-Pétersbourg, il n'en est plus que
c'est une loi parfaitement établie qu'un ivement garde ce mouvement jusqu'à ce -e des obstacles matériels : ce mouvement mais de lui-même, il ne diminue qu'en se it à d'autres corps. Ainsi, par exemple, jir . i»ortée par le vent de l'équateur vers porte avec elle un excès de mouvement
marchant vers Test par son excès de vi-
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tesse, devient un véritable vent soufflant de l'ouest. Au contraire, une masse d'air voyageant du pôle vers réquateur, se trouve avoir moins de vitesse vers l'est que les contrées qu'elle aborde ; elle reste donc en arrière vers l'ouest et fait précisément l'effet d'un vent soufflant de l'est. Ceci est connu de tout le monde.
Un calcul rigoureux, mais facile à faire , montre que ces vitesses sont considérables. Mais ce à quoi on a fait beaucoup moins d'attention, c'est que les masses d'eau transportées de même vers le nord ou vers le sud , doivent se jeter vivement à l'est ou à l'ouest au milieu de celles auxquelles elles viennent se mêler et donner naissance à des transports d'où résultent mathématiquement les courants que l'on observe.
Partons de ce seul principe , que toute masse d'eau marchant vers le sud doit se jeter à l'ouest par un déficit de mouvement vers l'est, comme toute masse d'eau portée vers le nord doit se jeter à l'est par un excès de mouvement vers cette région, mouvement qu'elle emporte avec elle. Quelles sont dans notre bassin occidental les masses d'eau affluentes? C'est d'abord le , Rhône , qui , descendant vers le sud , aussi bien que j rÈbre d^spagne, doit, par là même , prendre à l'ouest *; et longer les côtes d'Espagne , ce que , du reste , on reconnaît à une moindre salure entre les îles Baléares ! et la côte de Valence ; puis les eaux de l'Océan, qui, entrant par le détroit de Gibraltar, remontent ensuite vers le nord , d'après la configuration de Tembouchure entre l'Espagne et l'Algérie, et qui, par suite, doivent se porter à l'est , le long des côtes d'Afrique. Une fois le mouvement do ce demi-circuit déterminé , les eaux de