‹ Études et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiques (volume 3)Chapitre 26 sur 49 · II8 DE LA PLUIE ET DES INONDATIONS · texte numérisé non relu

II8 DE LA PLUIE ET DES INONDATIONS

météores; car on est alors menacé d'an retour brusque au régime naturel, avec les inconvénients attachés à tout changement violent dans Tordre de la nature. Les communications par voie électrique nous promettent beaucoup pour le perfectionnement de la météorologie, et rObservatoire de Paris, soutenu par une volonté auguste, a déjà pris pour la connaissance de Tensen^le des faits de la physique du globe la plus utile et la plus honorable initiative. Espérons qu'à une époque prochaine les peuples ne seront jamais pris à Timproviste par aucun des grands phénomènes de la nature.

Mais ce n'est pas tout que de prévoir la possitnlité ou l'imminence d'une crise météorologique, il faut organiser les moyens d'en atténuer les effets désastreux, à peu près comme on cherche à s'approvisionner de céréales dès le moment où Ton prévoit une récolte insuffisante. Ici toutefois les difficultés sont bien autrement grandes.

En effet, la nature et les travaux d'art ont établi le lit de nos fleuves et de nos rivières de manière à permettre aux grandes crues de s'écouler jusqu'à la mer sans dépasser certaines limites au delà desquelles il j aurait d^âts et catastrophe. Or, comme les phénomènes de la nature peuvent outre-passer les prévisions les plus étendues, il semble qu'il n'y ait plus pour ces cîtocmbstances exceptionnelles, comme pour tous les fléaux de la société, qu'à attendre la cessation du mal. Quelles digues auraient pu contenir les inondations des mois derniers dans les bassins de la Loire et du Rhône? fl me paraissait donc complètement impossible de parer à de si redoutables éventualités. Une autorité soovendne,

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