‹ Études et lectures sur les sciences d'observation et leurs applications pratiques (volume 3)Chapitre 30 sur 49 · DB LA PLUIE ET DBS INONDATIONS · texte numérisé non relu

DB LA PLUIE ET DBS INONDATIONS

s'assurerait leurs services, comme complément de pension de retraite, feraient de ces corps d'utiles auxiliaires à l'agriculture. Nos ancêtres, qui n'avaient pas notre puissante organisation financière, donnaient les invalides à des bandes nombreuses d'anciens soldats, en les employant à bâtir des monastères ou des basiliques dont la dimension nous étonne aujourd'hui, et qu'ils terminaient rarement. On pourrait les employer plus utilement aujourd'hui à fertiliser le sol, et à porter ainsi remède aux dévastations que des exploitations peu prudentes ont commises en déboisant des contnfes entières outre mesure, et en foisant même disparaître toute trace de végétation sur des coteaux autrefois productifs. Ils pourraient aussi exécuter une portion des travaux d'irrigation ou de drainage que réclame l'état agricole actuel de la France. On les appliquerait à la fertilisation des vastes terrains qui sont perdus à l'embouchure de nos rivières et sur les côtes de la mer, ou recouverts de sables susceptibles de culture par l'amendement du sol et la fixation des dunes. C'est aux hommes d'État qu'il appartient de réclamer de nos sciences modernes tous les services que demande la société actuelle. Il n'est point de gloire qui vaille le bonheur d'être utile, ou plutôt c'est la plus brillante de toutes les gloires que celle de faire quelque chose pour le bien public. Deusestjware mortalem. Suivant cette belle pensée de Pline, c'est participer à la Divinité qoe de venir en aide aux hommes.

(Août i856.)

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