XIY SUR LÀ SÉCHERESSE, LES IRRIGATIONS
Aujourd'hui et depuis peu d'années l'homme a créé une nombreuse race de moteurs inanimés, plus puissants, plus laborieux, plus obéissants qua les animaux. Du fer, de l'eau et du feu, voilà tout ce que la science a emprunté à la nature et aux arts. Parlerai-je de l'électrrcité travailleuse et du principe de la foudre maîtrisé et utilisé par la pile de Yolta en cent manières, parmi lesquelles on compte l'éclairage électrique qui rivalise avec le soleil, et cette sorte de télégraphe dont la première annonce eut lieu à la i^ace même où je parle, par un génie du premier ordre, par im Français, par Ampère. Tous ceux qui m'écoutent pensent ^ans doute en ce moment an miracle de ces derniers JQurs, au télégraphe qui vient de mettre le nouveau monde à quelques secondes de i'ancien. '
Entre les découverte^ les plus inespérées je mettrai encore, et à'part, la découverte physiolc^que^de la suppression de la douleur.
On n'a point encore classé parmi les sciences la météorologie, qui emprunte à la géographie, à la pbysii^ue, à l'astronomie, à la mécanique, à l'optique, les notions et les principes qu'eile apf^ique aux phénomènes de la nature. Il suffît de dire que la météorologie a pouF objet la connaissance des climats du monde entier, de son arrosement et de son échauffemenf fertilisateurs, des vents et des courants qui voyagent dans les champs de l'air et dans les plaines océaniques, enfin qu'elle préside à la distribution des races animales et végétales sur le globe entier, et par suite à la prospérité et à la décadence des populations humaines qu'alimente la fécondité du sol et qui disparaissent avec son épuisement. La