LE PERE GRATRY
On ne peut oublier le P. Gratry lorsqu'on Ta vu, ne fût-ce qu'une seule fois. C'était la bonté qui apparaissait, la charité qui semblait tendre les bras pour étreindre tous les enfants du même Père, c'était Tespérance divine, le sursum corda-j qui ne voulait jamais douter ni des hommes ni de l'avenir ; c'était enfin le génie voilé sous la plus aimable bonhomie, et qui se rendait accessible aux âmes les plus simples, aux esprits les plus vulgaires.
On n'en saurait dire autant de ses écrits : il faut une certaine dose d'instruction, il faut des connaissances préalables pour lire la Logique, la Connaissance de DieUy la Connaissance de l'âme, les Sophistes ; mais à toutes les jeunes filles sérieuses, aux mères de famille qui désirent former leur intelligence, afin d'éclairer celle de leurs enfants, nous conseillons la lecture des Sources^ livre admirable et délicieux, qui renferme la direction la plus lumineuse que puissent désirer ceux qui veulent s'instruire et guider les autres dans les voies de la science et du devoir.
N'oublions pas non plus les pages émues, attendries , qu'il a consacrées à son élève et ami, monsieur l'abbé Perreyve, autre petit chef-d'œuvre digne de tous deux.