‹ Études et notices historiquesChapitre 19 sur 20 · DE JULIE A ANDRÉ · texte numérisé non relu

DE JULIE A ANDRÉ

« Ta femme est tout ennuyée d'avoir une santé qui s'accorde si peu avec son caractère, mais il faut se résigner et espérer du temps. Ne pense donc pas à quitter tes élèves ; ne fais rien dont tu puisses te repentir. Notre petit se porte bien; fais comme lui, c'est ce qui m'importe le plus, car si tu étais malade là-bas, que deviendrais-je? On ne peut pas tout avoir, tu le sais, mon pauvre ami, toi qui es loin des tiens et qui n'as que la physique et la chimie pour te consoler... En souffrant moins je reprendrai des forces et de l'espérance ; regardons donc l'avenir, songeons aux vendanges ! Mon bon mari, mon ffls auprès de moi m'empêcheront d'être malade : cette pensée ne met une teinte rose dans l'esprit... J'ai recules six louis que tu avais remis à M. Joli. Pourquoi n'en as-tu pas gardé plus d'un? Mon pauvre Ampère, tu es trop content de me donner tout ce que tu çagnes I

ANDRÉ-MARIE AMPàRE. 231

u Elise serait très-aise d'une lettre de toi ; mais c'est à ta mère qu'il faut absolument écrire.

« Julie. »

andré a julie.

« Ils ont passé comme un éclair ces trois jours, et je me retrouve à Bourg. Je ne sais quoi me pèse sur le cœur et me fait faire ces tristes réflexions sur la rapidité du temps.

<c Pourquoi ai-je eu tant d'affaires ou de parties d*amusement? Est- il des amusements qui me dédommagent des moments heureux que je passe quand tu me dis toutes tes pensées ? Que je fus heureux le jour de mon arrivée I Tu vins avec moi chercher le petit à Bellecour ; nous y restâmes auprès de lui en tête-àtête »

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