Infundent jumentis hordea lassis
(Juvénal, Sat. VIII.)
Cette déclaration de mon spirituel ami me met bien à mon aise. Les gentilshommes, suivant lui (il n'a pas dit tout à fait cela dans les Chaînes de fer), ce sont les gens bien élevés. Nous sommes, sur ce terrain, tout près de nous entendre. Il ne reste qu'une question d'éducation. Répandons, propageons, prêchons, favorisons l'éducation ; rendons-la gratuite partout où il le faut, obligatoire (j'irai jusque-là), si l'insouciance des familles nous, en fait une loi. A ces conditions, il arrivera un jour où nous serons tous en France, presque tous, gens de qualité. Il n'y aura plus de vilains que les ignorants par goût ou les paresseux impénitents. Je ne demande pas mieux. Ce sera la vraie fin des gentilshommes dans le monde et dans le roman.