Soirées du Stendhal-Club
bre 1840, l'autre du mois de décembre de la même année, et la réponse de Stendhal à Balzac date du 30 octobre 1840. Il est donc manifeste que les critiques de Balzac déterminèrent Stendhal à entreprendre ce travail, et c'est une chose assez émouvante de voir ce grand écrivain approchant de la soixantaine.auteur de trois ouquatre chefsd'œuvre se remettre à la besogne sur l'avis de son illustre confrère.
La réponse de Stendhal offre encore plusieurs détails assez curieux. Balzac affirmait dans son article de la Revue parisienne que l'auteur de La Chartreuse de Parme s'était inspiré du prince de Metternich pour le personnage du comte Mosca. « Je n'ai point copié M. de Metternich, proteste Stendhal, que je n'ai pas vu depuis 1810, » Balzac croyait aussi reconnaître la princesse Belgiojoso dans la duchesse Sanseverina. De nouveau Stendhal se défend: «Je n'ai jamais vu M"' de Belgiojoso. » En réalité, Stendhal s'est souvenu du comte Saurau % gouverneur général de la Lombardie, en parlant de ^Mosca et Ténergique Sanseverina fait penser à la fameuse Vannozza, maîtresse du cardinal Roderic, plus tard Alexandre VI, et mère de César et de Lucrèce Borgia.