‹ Etudes et recherches. --Chapitre 36 sur 66 · Le socle de la statue · texte numérisé non relu

Le socle de la statue

geuse ne révoltent pas moins Villiers que les manœuvres des politiciens et leurs basses ambitions. Il a dit son mépris des femmes en des pages particulièrement acerbes. Les demoiselles de Bienfilalre ', et Les amies de pension^ sont deux contes oîi nous apparaît la courtisane remplissant sa fonction comme une marchande débite ses denrées, et accordant sans joie des faveurs que les hommes reçoivent sans plaisir. Le côté répugnant de l'amour salarié est indiqué ici, avec les perversions des filles et la détresse de leur vie sevrée d'affection sincère. D'ailleurs, ce n'est pas seulement dans le monde de la galanterie que Famour est intéressé; les âmes des jeunes gens sont également perverties par ce goût général du lucre, et l'auteur nous raconte l'histoire de Vir. ginie et Paul ^ Il ne s'agit plus des héros touchants de Bernardin de Saint-Pierre, mais déjeunes amoureux qui connaissent Texistence, ses lois et sesobligations, etquifont des projets d'avenir. Peut-on échanger des promesses, se caresser et se griser de mots tendres, quand il faut tant d'argent pour vivre ? Et les causeurs nocturnes . qui n'ont pas quarante ans à eux deux, ne parlent que des moyens de se procurer de l'or, des

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