Contes cruels
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tone : « Prenez pitié d'un pauvre aveugle, s'il vous plaît » et, tandis que monte cette supplication,le temps passejes révolutions se succèdent, les régimes changent. Après avoir crié : « Vive l'empereur » le peuple crie :« Vive la république » pour clamer ensuite : «Vive la commune » et finalement: « Vive le maréchal ». Villiers conclut : « Et depuis, d'année en année, de revers en revers, de vociférations en vociférations, quel que fût le nom jeté aux hasards de Tespace par le peuple en ses vivats, ceux qui écoutent, attentivement, les bruits de la terre, ont toujours distingué, au plus fort des révolutionnaires clameurs et des fêtes belliqueuses qui s'ensuivent, la voix lointaine, la voix u/'fl/e, Fintime voix du symbolique Mendiant terrible ! du veilleur de nuit criant l'heure exacte du Peuple, — de l'incorruptible factionnaire de la conscience des citoyens, de celui qui restitue intégralement la prière occulte de la foule et en résume le soupir. »
Quel roi donnerait-on à cette foule? De même qu'il a montré l'abaissement des esprits et des consciences, Villiers nous dit la déchéance du roi ' et la vilenie des courtisans ^ Les droits de la Maison de France sont imprescriptiblespour-