‹ Études et recherches biographiques sur le chevalier Noël Brûlart de Sillery [microforme]Chapitre 3 sur 8 · ARS · texte numérisé non relu

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Quoique retiré de la Cour, M. de Sillery jouit toujours de la confiance du roi Louis XIII, et continua de faire sa résidence à Pa:is. Il venait de faire connaissance, conme il a été dit plus haut, avec St. Vincent-de-Paul, alors supérieur-générak des prêtres de la mission de St. Luzare, à Paris, homme dont la sainteté était si exemplaire, et l’amitié si utile. Il se mit entièrement entre ses mains, résolu de suivre, en tout point, les conseils d’un homme si rempli de l'esprit divin.

Pour être attaché à Dieu par desliens plus directs et plus étroits, M. de Sillery demanda alors à recevoir les saints ordres. Quoiqu'il fut à cetie époque dans un âge avancé, rien ne put le détourner de son projet.

Le 28 décembre, 1632, il revêtit l’habit ecclésiastique et désira consacrer toute l’année suivante à se préparer aux ordres sacrés dans la retraite.

Sur la fin de juillet, f632, il vendit au cardinal de Richelieu son magnifique hôtel, nous devrions plutôt dire, son splendide palais de Paris, et voulut prendre Jlegement près du couvent des Sœurs de lx Visitation de Ste. Marie.

Etant chevalier de Malte, il avait dû se pourvoir d’une dispense du saint siège, pour entrer dans l’état eeclésiastique. Il envoya selon les uns, un messager à ses frais à Rome, solliciter la permission du Pape Urbain VIII, qui la lui accorda avec des témoignages tout particuliers de l’estime qu'il avait pour sa personne ; et le comte d’Aveau, comme le duc de Lesdiguières (Charles de Créqui) maréchal de France, tous deux ambassadeurs de France, auprès du saint siège, se sont tour à tour plûs à mentionner ce que le Saint Père aimait à dire de flatteur, lorsqu'il parlait du commandeur de Sillery. Selon d’autres chroniqueurs, il fit demander la dispense nécessaire par Monseigneur Pierre Fenouillet, évêque de Montpellier, chargé

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