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«au monde, qui ne se fait pas, sans donner sujet « d'admirer la grandeur de la miséricorde divine « sur vous, qui avez tant reçu d'honneur dans de «si hautes dignités et charges, que vous avez «si dignement exercées avec tant d’applaudisse- «ment. Ilne se pouvait faire autrement, puisque « le grand Dieu de toute éternité vous y avait destiné «en ce temps-là ; mais à présent, nous voyons en « vous des projets et des desseins bien plus subli- « mes et plus saints comme est celui d’établir un «séminaire en la Nouvelle France. Cela s'appelle «suivre vraiment l'intention de Dieu, à qui soit à « jamais honneur et gloire ; ilnese peut que le tout « ne réussisse à votre contentement, puisque c'est «pour l’exaltation de son nom et de la Très-Sainte « Vierge, notre bonne maîtresse. »
On voit par la relation de ce qui s’est passé en Canada, de 1651 à 1652, que le site affecté à la mission de St. Joseph était antérieurement désigné sous le nom de Æa-mis-houa Oumgrchit, où plutôt, et mieux encore, selon ce que l'on lit quelque part, Æamisda d’Angachit. La mission #\ ant reçu le nom ou vocable de St. Joseph, ce poste fut appelé plus tard St. Joseph ou Mission St. Joseph.
C’est en 1637, que les RR. PP. Jésuites ÿ construisirent une maison, qu'ils n’allèrent toutefois occuper qu’au printemps suivant, dans le bat d’y attirer des sauvages Algonquins et Montagnais. On n’admettait à séjourner dans l'enceinte de palissade, que les sauvages chrétiens. On y recevait néanmoins indistinctement les sauvages néophytes de toutes tribus, pour les y instruire, mais ils devaient fixer leurs habitations en dehors de l’espace occupé par les convertis. Quelques familles francaises, des ipenuisiers, des maçons, des défricheurs, ; avoient aussi fixé leurs résidences ; mais laissons les Relations nous dire tout ce que la pieuse entreprise a coûté de troubles, de peines et de sacrifice aux
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enfants de St. Ignace. Il suffit de dire, qu'un nombre considérable d’Algonquins et de Montagnais y passaient une bonne partie de l’année, sous la direction des Jésuites. Leurs familles y résidaient l’année entière. Les hommes ne s’éloignaient que pendant la saison de la chasse.
On avait, dans le principe entouré la bourgade de hauts et solides pieux ; mais on verra plus tard (en 1651) le gouverneur, M. Jean de Lauzon, la renouveller et même lui donner plus d'extension, plus de force en la munissant de quelques bastions. Il s'agissait de mettre la petite chrétienté à l'abri des battues continuelles et des cruautés si terribles des perfides froquois.
En 1639, les religieuses de l'Hôtel-Dieu, dites Hospitalières du Précieux Sang, venues cette même année de Dieppe, s’établirent à Sillery......Elles s’y rendirent, presque au lendemain de leur débarquement à Québec. Voici comment s’exprime à ce sujet, l’auteur de l’AHistoire de l’Hotel-Dieu de Québec, P.26.... «Le lendemain on va voir Sillery ; nous avions près de là, une terre qui n’avait que peu de bois abattu et d'assez beau blé à la place. Notre emplacement de Québec était occupé par une mauvaise construction, pas de puits sur le terrain, il fallait à travers des sentiers difficiles, aller chercher de l’eau, en bas du côteau. M. Le Sueur, ancien curé de la paroisse de St. Sauveur, en Normandie, nous fut donné pour premier chapelain.. Le 15 août, le vaisseau arriva avec nos effets et provisions. .On a un grand nombre de malades auxquels il faut donner notre linge....les sauvages n’en ont pas du tout, il faut leur en fournir pour des malades et pour les morts. ..On soigne les malades le jour et on lave la nuit....La picotte fait d’affreux ravages. ...personne ne veut laver pour nous. ..pas de voiture pour charroyer l’eau qui est rop loin, pour qu’on aille la chercher à bras... le
9 juillet, 1640, on pose à Sillery, la premiére pierre de notre nouvelle bâtisse. . .nous laissons la ville presque de suite...nous logeons à Sillery dans la maison de M. de Puiseaux, (13) qui se trouvait auprès. ..c’est le 3 août, qu’on commença à résider dans notre maison qui n’avait que trois chambres. . Cependant il fallut y hiverner malgré le froid, l'humidité et le malaise de toute sorte. . Cette année pas d’autres français à Sillery que les Jésuites...
Mais laissons là, les intéressantes citations, que nous pourrions multiplier, du livre de la respectable Mère Juchereau de St. Ignace. D'ailleurs, ce n’est pas de l’histoire de la mission de Sillery, qu'il s’agit.
On a vu que le P. Lejeune devait surveiller les ouvriers venus de France, aux frais du commandeur de Sillery, et régir l'emploi des fonds qu’affectait à cette œuvre, le religieux et dévoué fondateur. L’extrême ardeur qu'il avait pour la conversion d des peuplades sauvages, répandues dans les im- À menses forêts qui encadrent notre majestueux
fleuve, le porta à contribuer avec une affection toujours soutenue, à l’œuvre sainte qu’il avait commencée, n’épargnant ni soins, ni biens, afin de pouvoir donner à ces âmes les moyens de parvenir à la connaissance de l'Evangile.
En 1639, il assigna une rente perpétuelle au soutien de cette mission. Cette rente, établie par contrat, en date du 22 février, se prélevait sur un fonds de vingt-mille livres tournois qu’il avait déposé à cette fin, aux Bureaux de lIlotel-de-Ville de Paris.
Voici la lettre que le P. Lejeune luiéerivit à cette occasion.
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(13) C'était un des beaux édifices du tomps, et d’une grande étendue, situé sur l'emplacement qu'occupe actuellement L'Hôtel Scott, daus l’anse St. Michel.
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