LES PRÉCAUTIONS DE U FOI
Prenez garde que personne ne vous emmène en esclavage jw une philosophie pleine de vains prestiges et par une traà tion humaine, suivant les éléments du morvde, et non jX selon Christ ; car toute la plénitude de la divinité habi corporellement en lui, Colossiens, II, 8, 9.
L'Apôtre a signalé deux ençemis du mystère de Jésa Christ^ la philosophie et la tradition. Il est permis de croii qu'il ne les rencontrait pas pour la première fois, et qu avait été personnellement aux prises avec elles. U savs peut-être par expérience combien leurs approches sa: dangereuses, combien leurs étreintes sont serrées; c'étaîe elles peut-être qui avaient érigé en persécuteur de TÉvai gile celui qui, plus tard, en devait être l'apôtre; c'étaîe elles qui lui avaient fait prendre au supplice d'Etienne ui part presque aussi odieuse que celle des bourreaux de < njartyr. Car la tradition et la philosophie ont leurs fan tiques; elles savent persécuter, car elles savent haïr; la i chrétienne elle-même, jusqu'à ce qu'elle soit deveni amour, n'étant qu'un système ou une tradition, ne m point à l'abri de ces honteux excès. Combien le souvei d'avoir subi lui-même un tel esclavage ne devait-il pas au mentor i'anxiété de Paul k la vue Au ^ferX ^<è% ÇisAci^'sÂAxs
LB9 FRéCÂUTIONS DE LA fOt,
et combien, dans un entretien personnel^ son accent aurait 1
été pénétrant et expressif en prononç-ant ces simples mots : I
• Prenez gaitie! » Quoi qu'il en soit, il parle du danger I
tomme un homme qui le connaît et qui Ta mesuré ; il n'y 1
a, dans le morceau que nou& étudions y presque pas un mot 1
qui rï*en rende témoignage* Voyez cet effort touchant pour 1
[ contre -balancer autant quil peut le désavantage de son I
mce ; voyez cette exhortation pressante à rester ferme I
i la foij à s^eDraciner, à se fonder^ à abonder dans cette 1
[fci, à en remercier Dieu toujours de nouveau- Tout ceci I
I tefftit engager les ColossienSj et nous engager nous-mêmes I
[I prmdre garde, selon l^exhortatlon de l'Apôtre. Mais I
u*est-ce que prendre garde? C'est ce qu'il nous reste à I
pn^ndrc. I
Prenez garde veut-il dire simplement : Défiez-vous, craî- I
finezj tremblez? Evidemment non^ mes chers frères. Ces I
LHOls ne signifieraient rien s'ils ne signifiaient que cela. I
ICcst prendre garde fort inutilement, ou plutôt ce n'est point 1
^pieodre garde, que de se défier et de craindre- Prendre I
I fttik signifie littéralement se garder, et l'on ne se garde I
jBssi Ton n'en a les moyens. Prendre garde est donc s'en- I
fitmtf de certaines précautions, de certains préservatifs, I
[il certains moyens de défense. Quels sont-ils dans le cas I
"tait il e^t question? I
Ken des gens penseront que prendre garde., c'est fuir, I
^ttï^efi d'autres termes^ puisqu'il s'agit de doctrines, refuser I
l'entendre, se boucher les oreilles* Il faudrait d'abord que I
Pfelttfût possible, et cela ne Test pas* Les sources des objec- I
Lfons sont trop nombreuses, les formes qu'elles peuveni I
vêtir sont trop diverses, les chemins et les occasions dont I
ï disposent se renouvellent trop aisément, leur adresse I
I •'introduire est trop subtile, elles entretiennent dans la *
Jtto» îTùp àê secrètes inteHigences, \W)vit t\>3Îcfa ^ y^ûks^