‹ Études ÉvangéliquesChapitre 15 sur 28 · DB LA FOI · texte numérisé non relu

DB LA FOI

de qui cet homme reçoit évidemment grâce sur grâce, ne possède pas la glorieuse plénitude que jusqu'alors elle lui i refusée.

Mais enfin^ soit que vous ayez ou n'ayez pas vocation à discuter les objections qui tendent à diminuer Jésus-Christ, elles sont arrivées jusqu'à vous, et vous avez été forcés de les entendre. Vous les avez comprises^ vous les avez jugées dignes d'examen^ vous vous sentez capables de cet examen, nous vous y croyez obligés peut-être pour vous-mêmes et pour vos frères. C'est bien; mais à ce moment critique, euuninez-vous. Voyez si la rencontre d'une objection qui tend à diminuer Jésus-Christ, et avec lui le christianisme, I fiiit palpiter votre cœur d'effroi ou de sympathie. Voyez i rien en vous, secrètement d'intelligence avec l'adveriMre, ne vous fait souhaiter que Jésus-Christ soit diminué; Ctt la diminution de Jésus-Christ est celle de vos obligatioDS, de vos sacrifices, de votre religion. Je ne dis pas que, fiand vous auriez découvert en vous ce secret principe de connivence, vous devriez refuser le combat qui vous est offert, ou vous soustraire à l'examen qu'on vous propose. Non; mais il faut, en tout cas, que vous vous connaissiez.

D faut, au moment de cette rencontre, mettre en sûreté votre cœur. Il faut réserver dans votre intérieur certains principes qu'aucune discussion n'a le droit d'entamer ni Blême de mettre en question. Quoi qu'il en soit de tout le lesie, et quoi qu'il advienne de cette discussion, ceci reste irrévocablement acquis à votre conscience : Dieu est Dieu, 6 dois vi>Te pour lui, l'aimer par-dessus tout, faire sa voonté, rien que sa volonté, toute sa volonté. Vous êtes arivés à CCS convictions, je le veux, par le chemin môme où 'on prétend que vous ne deviez point passer; ces convieions ont pris racine pour vous dans le mystère même «ju on ous obJi^'6* de discuter : cela ne faitneu,a\>so\\m\vi\\V\\vt\\\

146 LES PRICAUTTOÎTS

elles sont vraies en elles-mêmes^ elles sont désofmajs évidentes pour vous; la diminution ou la destruclion du mystère de votre foi leur porterait sans doute un mortel dommage en les déracinant de votre cœuij mais on ne peal plus les déraeiner de votre esprit; après toutj malgré tout, ce sont des vérités- Yous le savez. Eh bien, dites-vous à vous-mêmes ; Avant comme après toute discussion^ ceci est vraij ceci est nécessaire ; tout ce qui le contredit, loot ce qui ralTaiblit est nécessairement faux; je n'accepteitï rien que sauf ces immuables vérités; si elles ne sont pal ma pierre de touche pour reconnaître la vérité, elles sercml ma pierre de touche pour discerner Terreur. Et comme il est encore vrai que Dieu est le protecteur naturel de toule vérité, ceci ajoute à toutes vos comictions une contictioo de plus : c'est que vous pouvcE avec confiance et que vous devez même prier lïieu qu^il défende dans votre cœur k foi à ces vérités. Eh bien, si, par sa protection, cette fui est mise en sflretc% nous vous disonsj comme on disait âis chevaliers dans les joutes du moyen âge : Laissez aller 1^ bons combattants 1 Nous sommes tranquilles : cette foi ^ dera Taulre*

Prenez ^arde néanmoins, continue à vous dire l'Ap^tPe : le terrain est semé de pièges. Il faut les connaître, il fattt les voir* Si vous n'aviez affaire qu'à rincrédulitê., son nos même vous avertirait, et peu^être faudraitHl tout le seotinient d'un devoir pour vous engager à risquer sa rencaiih tre. Elle insulte à vos croyances, du moins elle les nie; et si peu que vous ayez de foi, vous éprouvez à son approcbl une Wve répugnance. Mais Fbérésie n'insulte pas, elle w nie point, ou si elle nie, c'est en affirmant. Elle honomli riîlitrion, eUc ne veut que la perfectionner, ou plutôt elfe veut h i^niener k sa puteVé. \iT\m\tvve, C'est une respecmaa*ï0 ujcrédulité, Que ces V\c^mmià%^% vtfe ^^xisi.

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